NOUVELLES
31/05/2016 07:50 EDT | Actualisé 01/06/2017 01:12 EDT

L'Egypte va enquêter sur des propos racistes présumés ayant suscité un tollé

Le Caire a promis mardi l'ouverture d'une enquête sur des accusations selon lesquelles un responsable égyptien aurait qualifié les Africains subsahariens "de chiens et d'esclaves" lors d'une conférence de l'ONU au Kenya, des propos qui ont suscité un tollé sur les réseaux sociaux.

Les accusations ont été formulées par l'ambassadrice du Kenya auprès du Programme des Nations unies pour l'environnement, Yvonne Khamati, dans un mémorandum qu'elle a rédigé et circulant sur Twitter.

Sur son compte Twitter, elle a indiqué que le responsable égyptien en question était "l'adjoint du ministre de l'Environnement" qui avait conduit la délégation égyptienne à l'Assemblée de l'ONU pour l'Environnement (UNEA), qui s'est tenue la semaine dernière à Nairobi.

Toujours selon le mémorandum, il aurait "qualifié en arabe (les habitants de) l'Afrique subsaharienne de chiens et d'esclaves" au moment où les diplomates discutaient d'une résolution sur la bande de Gaza palestinienne qui n'a finalement pu être adoptée faute de quorum.

Mme Khamati a confirmé à l'AFP l'authenticité du texte qui dénonce "le comportement irresponsable, non-civilisé et insultant" du chef de la délégation égyptienne.

"L'arabe est une langue africaine, plusieurs diplomates ont donc compris ses remarques", a indiqué Mme Khamati à l'AFP.

"Ce sont bien ses remarques", a-t-elle insisté. Elle a réclamé dans sa note que l'Egypte ne représente plus l'Afrique aux réunions internationales.

Au Caire, le ministère égyptien des Affaires étrangères a toutefois assuré que les informations dont il dispose jusqu'à présent "démentent totalement" ces accusations.

Le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Choukri "a ordonné une enquête immédiate pour savoir ce qu'il s'est réellement passé", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères qui condamne vivement "les atteintes à l'Egypte" dans la note de Mme Khamati.

Sur les réseaux sociaux, les accusations ont suscité une vague de critiques, alors que plusieurs utilisateurs égyptiens s'excusaient pour les propos imputés au représentant de leur pays.

bur-tgg/feb/vl