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31/05/2016 06:36 EDT | Actualisé 01/06/2017 01:12 EDT

Gestion de l'offre: Maxime Bernier passe de défenseur à pourfendeur

OTTAWA — Après avoir promis de défendre bec et ongles le système de gestion de l'offre, Maxime Bernier change son fusil d'épaule.

En conférence de presse à Ottawa, mardi matin, le candidat à la direction du Parti conservateur a affirmé que ce système, qui régit les productions de lait, d'oeufs et de volailles, devait être graduellement aboli.

Le député beauceron, qui se revendique de la mouvance libertarienne, avait déjà confirmé son changement de cap en entrevue avec Sun Media il y a deux semaines.

Alors qu'il était ministre d'État à l'Agriculture, M. Bernier avait promis à des producteurs en colère venus le visiter à son bureau de circonscription, en juillet dernier, qu'Ottawa protégerait intégralement le système de gestion de l'offre dans le cadre du Partenariat transpacifique.

Cette position fait déjà des mécontents au sein du caucus conservateur du Québec, dont les députés Gérard Deltell et Luc Berthold.

Ce dernier a écrit sur Twitter qu'en tenant compte de la réalité agricole de la circonscription qu'il représente, Mégantic—L'Érable, il ne pouvait appuyer un candidat opposé à la gestion de l'offre.

Mais pour leur collègue Bernier, les conservateurs doivent tenir «un vrai débat» sur la question au lieu de «maintenir le tabou» l'entourant.

«Afin de satisfaire un petit, mais puissant lobby, nous limitons le développement de milliers d'autres entreprises agricoles à travers le pays, et empêchons la création de milliers d'emplois dans ces autres secteurs», a-t-il déclaré dans un communiqué.