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31/05/2016 01:54 EDT | Actualisé 01/06/2017 01:12 EDT

Belgique: nouvelle série de grèves dans les services publics

Les services publics en Belgique, du ramassage des ordures aux transports en commun, étaient perturbés mardi par une grève lancée contre la politique d'économies du gouvernement du Premier ministre libéral Charles Michel, déjà confronté à des conflits sociaux dans les prisons et sur le rail.

Les actions perlées touchaient les entreprises publiques et les administrations dans les différentes régions du pays pour cette nouvelle journée de mobilisation, après une manifestation qui avait rassemblé 60.000 personnes à Bruxelles le 24 mai.

Seuls quelques trains roulaient en Wallonie (sud), tandis que de 30 à 40% de la circulation ferroviaire était assurée en Flandre (nord), selon une porte-parole de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB).

Les cheminots francophones, en grève depuis près d'une semaine pour protester contre la suppression de jours de récupération, devraient prolonger leur mouvement, puisque le syndicat socialiste CGSP a déposé un préavis de grève pour mercredi, jeudi et vendredi.

Sur le réseau à grande vitesse Thalys, aucune desserte n'était assurée vers l'Allemagne, tandis que "certains trains Paris-Bruxelles" étaient supprimés, selon le site internet de la société.

Dans les transports en commun, la situation variait d'une région à l'autre. Aucun bus ne circulaient à Liège (sud-est) ou à Namur (sud), tandis que "des dizaines de bus" ont été supprimés à Charleroi (sud). En Flandre, la circulation était également perturbée, avec notamment 50% des bus seulement en service à Anvers.

A Bruxelles, la plupart des ordures n'étaient pas ramassées, selon le service "propreté" local, cité par l'agence Belga.

Des "piquets" de fonctionnaires syndiqués, rejoints par des agents pénitentiaires ou encore des ouvriers de la sidérurgie, empêchaient notamment l'accès à plusieurs bâtiments du service public de l'emploi et de la formation en Wallonie ou d'un centre de tri postal de la région de Liège, selon Belga.

A Bruxelles, plusieurs milliers de militants du syndicat chrétien CSC, dont de nombreux néerlandophones, étaient réunis sous une pluie fine aux abords de la gare du Nord, a constaté une journaliste de l'AFP. Dans le cortège, une banderole indiquait "Des services publics qui respirent, c'est garantir notre avenir", tandis que les protestataires faisaient exploser de nombreux pétards.

"On est là pour que le gouvernement prenne conscience qu'il prend un mauvais virage et que ça peut dégénérer. Je suis aussi là en solidarité avec les gardiens de prison", en grève en Wallonie et à Bruxelles depuis cinq semaines, a expliqué El-Ibrahimi Ismael, un gardien de la paix de 51 ans membre de la CSC.

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