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31/05/2016 00:48 EDT | Actualisé 31/05/2017 01:12 EDT

Assange: Hollande "est une escroquerie comme de nombreux politiciens"

Le fondateur de Wikileaks, l'Australien Julian Assange, reclus depuis quatre ans à l'ambassade d'Équateur à Londres, a accusé mardi François Hollande d'être "une escroquerie comme de nombreux politiciens".

"On ne peut pas forcément lui en vouloir d'être un hypocrite, cela fait partie de son métier malheureusement", a-t-il ajouté, interrogé par visioconférence par iTélé.

La France a rejeté en juillet 2015 une demande d'asile du fondateur de Wikileaks. Julian Assange avait présenté sa requête de manière informelle, dans une longue lettre ouverte publiée le 3 juillet par le quotidien Le Monde.

"A cette époque, j'ai révélé comment les trois derniers présidents français faisaient l'objet d'écoutes de la part des Etats-Unis", a-t-il expliqué sur iTélé.

Cet espionnage a visé, au moins de 2006 à 2012, le socialiste François Hollande et ses deux prédécesseurs de droite, Nicolas Sarkozy (2007-2012) et Jacques Chirac (1995-2007), d'après des documents de Wikileaks publiés par le quotidien Libération et le site d'information Mediapart.

"On aurait pu penser que le président allait aider les lanceurs d'alerte", estime-t-il. Mais "L'Élysée ne voulait pas heurter les Etats-Unis".

L'Australien a critiqué également l'état d'urgence décrété en France après les attentats du 13 novembre à Paris et prolongé jusqu'à fin juillet.

"Il y a des problèmes graves concernant l'état d'urgence en France. Il y a des violations de libertés fondamentales qui émanent de lois antiterroristes", estime le lanceur d'alerte.

"La France a ainsi choisi la surveillance de masse, c'est une menace considérable qui pèse sur la démocratie", a-t-il conclu.

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