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31/05/2016 12:03 EDT | Actualisé 01/06/2017 01:12 EDT

Aide sociale: les sanctions favorisent le retour au travail, dit François Blais

QUÉBEC — Des études démontrent que les sanctions incitent les prestataires d'aide sociale à réintégrer le marché du travail, a déclaré mardi le ministre de l'Emploi, François Blais.

À l'opposition qui l'accusait d'appuyer sa réforme de l'aide sociale sur sa propre opinion, M. Blais s'est tourné vers des recherches allemandes et néerlandaises.

Le porte-parole péquiste Dave Turcotte a réclamé mardi le retrait du projet de loi 70, qui propose des pénalités aux premiers demandeurs d'aide sociale qui refuseraient un emploi.

M. Turcotte a soutenu que les dispositions feraient passer le chèque de certains prestataires de 623 $ à 400 $ par mois, en raison de ces sanctions.

En Chambre, M. Blais a cité une étude, menée en Allemagne en 2002, montrant que plus les sanctions sont élevées, plus les prestataires sont incités à intégrer le marché du travail.

Une autre recherche effectuée aux Pays-Bas démontre que les sanctions augmentent le taux de transition de l'aide sociale vers l'emploi par plus de 140 pour cent, a indiqué le ministre.

«L'enjeu ici, ce n'est pas la punition, c'est d'aider les jeunes à se sortir de l'aide sociale», a-t-il dit.