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28/05/2016 01:24 EDT | Actualisé 29/05/2017 01:12 EDT

Iran: le nouveau Parlement entre en fonction

Le nouveau Parlement iranien est entré en fonction samedi lors d'une cérémonie au cours de laquelle le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, a indiqué dans un message aux élus que leur devoir était de résister aux "ruses" des ennemis de l'Iran.

Les plus hauts responsables du pays, dont le président Hassan Rohani, et 265 députés (sur 290) étaient présents.

"La tourmente dans la région et le monde et l'aventurisme des oppresseurs font que la République islamique d'Iran est confrontée à une situation encore plus complexe que par le passé", a affirmé dans son message l'ayatollah Khamenei, qui a la haute main sur les grandes affaires du pays.

"Le devoir révolutionnaire et légal des députés est de faire en sorte que le Parlement soit un bastion face aux ruses et aux exigences grossières de l'oppression", a-t-il ajouté.

Le Parlement compte 290 membres mais l'élection de deux députés a été annulée par le Conseil des gardiens de la constitution, qui supervise tous les scrutins en Iran, et un troisième député a été tué dans un accident de voiture.

L'élection du président de l'assemblée et de son bureau devrait avoir lieu dimanche ou lundi.

On saura alors qui, des conservateurs ou des réformateurs alliés aux modérés du président Rohani, dispose de la majorité.

Selon un décompte de l'AFP établi à partir de résultats officiels, aucun des deux principaux camps qui structurent la vie politique iranienne n'a obtenu de majorité absolue (146 voix) lors des législatives.

Les réformateurs et modérés ont cependant fortement progressé, en particulier à Téhéran, et ce scrutin a permis un rééquilibrage des forces dans une assemblée jusqu'alors largement dominée par les conservateurs, pragmatiques et radicaux.

La position des élus indépendants sera déterminante pour faire pencher la balance.

Le conservateur Ali Larijani, président sortant, et le réformateur Mohammad Reza Aref, sont candidats à la présidence du Parlement. M. Larijani, qui a soutenu l'accord nucléaire conclu en juillet 2015 entre l'Iran et les grandes puissances, semble favori selon les médias iraniens.

Le président Rohani a d'ailleurs rendu hommage à l'action d'Ali Larijani et affirmé que "pour régler les problèmes du pays, le gouvernement et le Parlement devaient travailler ensemble", ce qui n'a pas toujours été le cas depuis son élection en 2013.

Le président a ajouté que son pays devait s'entendre avec le reste du monde pour régler les problèmes économiques et sociaux. "Aucun pays n'a pu atteindre une croissance économique satisfaisante sans entente avec le monde", a-t-il dit.

Selon lui, l'Iran a besoin de 30 à 50 milliards de dollars d'investissements étrangers pour pouvoir atteindre une croissance de 8%, contre 1% l'an dernier.

L'accord nucléaire avec les grandes puissances, entré en vigueur en janvier, a permis la levée d'une grande partie des sanctions internationales qui asphyxiaient l'économie iranienne. Mais le maintien de sanctions américaines et européennes qui ne sont pas liées au programme nucléaire de l'Iran font encore hésiter les grandes banques occidentales à y investir.

sgh-stb/bpe

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