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27/05/2016 05:47 EDT | Actualisé 28/05/2017 01:12 EDT

RDC: arrêt de la Cour constitutionnelle,"pas un nouveau mandat" pour Kabila (ambassadeur d'Allemagne)

Le récent arrêt rendu par la Cour constitutionnelle congolaise n'est pas un feu vert pour un nouveau mandat du président Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo, a estimé vendredi à Kinshasa l'ambassadeur d'Allemagne dans ce pays.

Cet arrêt rendu le 11 mai sur une requête de la Majorité présidentielle (MP) autorise M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, à se maintenir en fonctions si l'élection présidentielle n'est pas organisée d'ici novembre, comme cela semble chaque jour un peu plus probable.

"C'est certainement pas un nouveau mandat qui est décrété par la cour", a déclaré Wolfgang Manig, ambassadeur d'Allemagne en RDC, lors d'une conférence de presse.

"Avec cet arrêt (...) c'est clair que le mandat officiel du président se termine le 19 décembre et puis c'est un temps intermédiaire, naturellement, tout le monde attend qu'on ait des élections avant cette date. Si ce n'est pas possible, peut-être quelques mois après, certainement pas après trois ans, quatre ans", a-t-il ajouté.

Le climat politique est très tendu depuis des mois en RDC alors que tout indique que l'élection présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l'année ne sera pas organisée dans les temps.

Jeudi, de manifestations contre M. Kabila et contre l'arrêt de la cour constitutionnelle ont été organisés dans plusieurs ville, des affrontements avec la police ont éclaté à Kinshasa et Goma, capitale de la province du Nord-Kivu (est) où une personne au moins à été tuée.

Trois coalitions d'opposants avaient appelé la population à descendre dans la rue sur tout le territoire pour exiger la tenue d'une présidentielle avant le terme du mandat de M. Kabila, le 19 décembre.

La Constitution interdit au chef de l'État de se représenter pour un 3e mandat mais ses détracteurs l'accusent depuis des mois de chercher à se maintenir au pouvoir par tous les moyens.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon avait indiqué, mercredi, être "profondément préoccupé" par la situation politique au Congo, pays ravagé par deux guerres entre 1997 et 2003 et dont la partie orientale continue d'être déchirée par de multiples conflits armés.

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