POLITIQUE
27/05/2016 10:04 EDT | Actualisé 27/05/2016 11:17 EDT

Martine Ouellet brigue la direction du PQ

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Martine Ouellet confirme qu'elle se lance dans la course à la direction du Parti québécois, à l'instar de ses collègues Véronique Hivon, Alexandre Cloutier et Jean-François Lisée. La députée de Vachon a officialisé sa candidature vendredi au Lion d'Or, à Montréal, entourée de quelques partisans, dont l'ex-chef bloquiste Mario Beaulieu.

La candidature de Mme Ouellet n'était plus qu'un secret de Polichinelle. Elle a d'ailleurs participé à une activité de financement du parti, jeudi, aux côtés des trois autres candidats.

L'ex-ministre des Ressources naturelles se présente comme la candidate la plus résolument indépendantiste de la course. Elle avait d'ailleurs mis cartes sur table à ce sujet lors d'une entrevue accordée à Radio-Canada, en marge de l'évènement de jeudi soir.

« Je pense que le Parti québécois est à la croisée des chemins, et on a un choix important à faire. Est-ce qu'on veut continuer dans le bon gouvernement, comme on l'a fait depuis plusieurs années, avec les résultats qu'on a eus, particulièrement ceux de 2014, ou on veut vraiment faire un changement et y aller pour l'indépendance d'abord? », a-t-elle lancé.

«Moi, je pense que c'est le temps qu'on y aille pour l'indépendance d'abord, et je pense que c'est la clef, vraiment, de la convergence des forces indépendantistes, c'est la clef pour gagner l'élection de 2018 et c'est la clef, vraiment, pour faire l'indépendance.» - Martine Ouellet

Cette détermination lui a déjà valu de nombreux appuis, dont ceux des députés bloquistes Marilène Gill, Michel Boudrias et Xavier Barsalou-Duval, ainsi que de Louis Bernard, grand mandarin de l'État dans les gouvernements de René-Lévesque et Jacques Parizeau.

Mercredi, un groupe de 50 militants souverainistes a aussi annoncé la formation d'une Coalition pour un engagement indépendantiste clair et s'est rangé derrière elle.

À l'instar de M. Lisée, Mme Ouellet n'a cependant aucun appui déclaré au sein de la députation péquiste. Alexandre Cloutier en a neuf, contre cinq pour Mme Véronique Hivon.

L'approche de Mme Ouellet tranche avec celle de ces deux candidats, qui soutiennent que le Parti québécois devra clarifier ses intentions sur un prochain référendum sur la souveraineté du Québec dans les mois précédant l'élection de 2018.

Jean-François Lisée adopte pour sa part une position diamétralement opposée. Il argue que le parti doit dire haut et fort qu'il ne tiendra pas de référendum lors d'un premier mandat et ne pas engager de fonds publics à ce sujet, afin de mieux se préparer à l'horizon 2022.

La députée est aussi susceptible de mettre de l'avant son passé de gestionnaire au sein d'Hydro-Québec afin de se donner un profil économique dans l'espoir de récupérer certains des partisans du chef démissionnaire Pierre Karl Péladeau.

Martine Ouellet avait également brigué la direction du parti indépendantiste après la démission de Pauline Marois. Elle avait terminé la course à la troisième et dernière place, avec l'appui de 13,3 % des membres du parti.

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