NOUVELLES
27/05/2016 05:36 EDT | Actualisé 28/05/2017 01:12 EDT

Ligue des champions - En 2014, la "decima" du Real face à l'Atletico

Il y a deux ans à peine, en 2014 à Lisbonne, la finale de la Ligue des champions opposait déjà l'Atletico et le Real Madrid, passé tout près de la défaite avant de décrocher la fameuse "decima" du club, sa dixième C1.

L'histoire de cette finale 2014 a commencé avec du placenta de jument. Dans la semaine qui précède le grand rendez-vous à l'Estadio da Luz, l'attaquant hispano-brésilien de l'Atletico Diego Costa, blessé aux ischio-jambiers droits, se rend à Belgrade pour y subir un mystérieux traitement.

Mais les massages au placenta de jument de la doctoresse Mariana Kovacevic ne suffisent pas à guérir le mal : Diego Costa ne tient que neuf minutes avant d'être remplacé par Adrian Lopez.

Depuis, les deux attaquants ont quitté le club madrilène et cela vient rappeler à quel point l'Atletico, beaucoup plus que le Real, a été modifié en profondeur depuis sa précédente finale.

Le gardien Thibaut Courtois n'est plus là, le défenseur central Miranda, le milieu Raul Garcia et les attaquants Diego Costa et David Villa non plus. Avec la blessure longue durée de Tiago, ce sont six titulaires de Lisbonne qui ont disparu.

Mais ce qui n'a pas changé, c'est le style imprimé par Diego Simeone à son Atletico. La finale 2014 avait fait découvrir au grand public européen le "cholismo", la doctrine de l'Argentin : organisation, dévouement sans faille, pressing acharné et un peu de vice, aussi.

Pas perturbés par la blessure de leur avant-centre, les "Colchoneros", qui venaient d'être sacrés champions d'Espagne, avaient ouvert la marque par Godin, qui profitait d'une grosse erreur d'appréciation d'Iker Casillas peu après la demi-heure de jeu.

Dans ce match longtemps fermé et d'un niveau plutôt moyen, l'Atletico avait cru presque jusqu'au bout que ce but suffirait. Mais dans les dernières secondes, après trois minutes de temps additionnel, Sergio Ramos reprenait de la tête un corner de Luka Modric pour arracher la prolongation.

Malgré les gesticulations de Simeone, celle-ci allait être fatale à ses joueurs, éreintés et pour beaucoup rattrapés par les crampes.

Gareth Bale donnait alors l'avantage au Real Madrid de la tête (110), avant que Marcelo (118) puis Ronaldo, bien maîtrisé jusque-là par l'Atletico (120 s.p.), ne creusent un écart assez injuste pour leurs adversaires.

Au bout du compte, cette sorte de finale de Coupe du Roi délocalisée avait installé l'Atletico au plus haut niveau européen mais avait surtout offert au Real le triomphe après lequel il courait depuis 2002 : la "decima", enfin !

stt/es