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27/05/2016 11:41 EDT | Actualisé 28/05/2017 01:12 EDT

Les volleyeurs canadiens jouent leur va-tout pour Rio avec leur « joker »

Les volleyeurs canadiens se disent dans d'excellentes dispositions pour le tournoi de qualification olympique de la dernière chance qu'ils disputent ce week-end à Tokyo. Le retour au jeu de Gavin Schmitt a bonifié la confiance d'une équipe tenue à l'écart des Jeux depuis 24 ans.

Le Canada doit faire ce détour au Japon parce qu'il a fini 2e, derrière Cuba, au tournoi de qualification continentale d'Edmonton, en janvier, où le seul billet olympique était pour le vainqueur.

Il luttera avec sept autres équipes - la France, la Pologne, le Venezuela, le Japon, la Chine, l'Iran et l'Australie - pour décrocher l'une des quatre places disponibles pour Rio. Comme l'une d'entre elles ira à la meilleure équipe asiatique, un top 3 lui donnerait un billet olympique.

Le format du tournoi est simple : toutes les équipes s'affrontent l'une l'autre, sans phase éliminatoire. Le classement final sera établi sur la base de leurs résultats.

Le Canada jouera le premier d'une série de sept matchs en neuf jours dans la nuit de vendredi à samedi, contre la Pologne, un adversaire reconnu pour ses qualités physiques.

Les unifoliés misent aussi sur un jeu physique et attendent beaucoup à ce chapitre de Gavin Schmitt, monstrueux attaquant de pointe de 2,08 m (6 pi 10 po), « un des meilleurs au monde à sa position » selon l'entraîneur-chef Glenn Hoag.

L'Albertain de 30 ans revient au jeu après avoir subi une opération pour une fracture de stress à la jambe droite en janvier, qui lui avait fait rater le tournoi d'Edmonton. Il a passé les trois dernières semaines à « chasser la rouille » et dit se sentir bien.

Avec lui, l'équipe a une autre dimension au service et a une présence imposante au filet du côté droit.

« Ça nous donne un joker, estime le centre Adam Simac. Quand on a besoin d'un point dans un moment important, on peut lui donner le ballon. [...] Il mène par l'exemple et c'est quelqu'un de passionné. »

« C'est aussi un gars qui s'implique dans une facette moins bonne de son jeu, en défense, ajoute l'entraîneur Hoag. C'est un joueur d'équipe qui nous aide beaucoup. »

Mais le Canada n'est pas l'équipe d'un seul joueur, insiste Schmitt. « On joue bien en équipe et on peut bien jouer même si je ne suis pas là », dit-il.

Une disette de 24 ans

Les joueurs arrivent sans complexes à Tokyo, martèle Glenn Hoag. S'ils misent sur leurs forces - la passe, de bonnes touches et de bons blocs en défense - ils peuvent compétitionner contre n'importe qui, pense-t-il, et qualifier l'équipe pour des Jeux olympiques pour la première fois depuis Barcelone...en 1992.

Glenn Hoag a sous la main plusieurs jeunes joueurs, avec lesquels il se voit travailler à long terme, jusqu'aux Jeux de 2020 et de 2024. Mais il ne le cache pas : il serait déçu de rater ceux de Rio.