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27/05/2016 11:03 EDT | Actualisé 28/05/2017 01:12 EDT

Le pétrole achève prudemment la semaine par une petite baisse

A l'issue d'une semaine qui les a vus dépasser 50 dollars le baril pour la première fois de l'année, les cours pétroliers ont légèrement baissé vendredi, lestés par un renforcement du dollar, dans un contexte prudent avant un week-end prolongé aux Etats-Unis.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juillet a perdu 15 cents à 49,33 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le week-end va être prolongé d'un jour férié aux Etats-Unis et beaucoup d'investisseurs étaient déjà partis", a avancé Carl Larry, de Frost & Sullivan. "Le plus important, c'est que l'on ne s'est pas beaucoup éloignés du seuil des 50 dollars. Les cours se sont repliés mais ne se sont pas effondrés. C'est un bon signe."

Les cours avaient brièvement dépassé ce seuil, mercredi soir pour le Brent européen et le lendemain pour le WTI, pour la première fois depuis l'automne, avant de commencer à se replier jeudi en fin de séance.

"Avec un jour férié", lundi aux Etats-Unis, "le discours de Janet Yellen et la perspective du sommet de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), je pense que personne ne veut prendre trop de risques", a estimé M. Larry.

Mme Yellen, présidente de la Réserve fédérale (Fed), a ouvertement évoqué vendredi la perspective d'une hausse des taux d'intérêt les prochains mois, ce qui a contribué à renforcer le dollar et, en retour, à peser sur le marché pétrolier, libellé en monnaie américaine.

"De plus, les perspectives sont plutôt défavorables quant au sommet de l'Opep, le 2 juin, puisque l'Arabie saoudite fait toujours part de ses intentions de défendre sa part de marché", a ajouté M. Evans.

C'était déjà au bras de fer entre l'Arabie saoudite et l'Iran, autre membre de l'Opep et grand rival de Ryad, qu'avait largement été attribué l'échec de négociations en avril entre une quinzaine de pays producteurs, Téhéran ne manifestant aucune intention de geler sa production au moment où le pays fait son retour sur le marché mondial après la levée de sanctions internationales.

Dans ce contexte, la principale lueur d'espoir continue à venir des Etats-Unis, dont la production baisse systématiquement depuis près de trois mois, et où, selon un décompte annoncé par le groupe Baker Hughes, le nombre de puits de pétrole en activité a repris son déclin hebdomadaire. après une pause la semaine précédente.

jdy/faa

BAKER HUGHES