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27/05/2016 05:39 EDT | Actualisé 28/05/2017 01:12 EDT

L'UE dément un "plan secret" pour la création d'une armée européenne

L'UE va présenter son plan pour une intégration accrue en matière de défense à la fin juin, après le référendum sur la maintien du Royaume-Uni dans l'UE, mais a démenti vendredi qu'elle préparait secrètement la création d'une "armée européenne" comme le craignent les eurosceptiques britanniques.

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a été chargée l'an dernier d'élaborer une "stratégie globale" en ce qui concerne la politique étrangère et de sécurité (PESC) de l'Union, y compris s'agissant de coopération militaire face aux crises qui lui posent des questions sécuritaires (Syrie, Ukraine, migrants...).

Mme Mogherini doit dévoiler ce plan lors du prochain sommet des 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne les 28 et 29 juin à Bruxelles.

Mais l'exécutif européen a catégoriquement démenti des informations publiées vendredi par le quotidien britannique The Times selon lesquelles il s'agissait en fait de "mesures vers la création d'une armée européenne gardées secrètes" avant le référendum britannique du 23 juin.

"Il n'existe absolument aucun plan pour mettre sur pied une armée européenne dans le cadre de la +stratégie globale+. Pas plus qu'il n'y a de projet secret", a déclaré vendredi à l'AFP une porte-parole de Mme Mogherini.

Le processus d'élaboration de la "stratégie globale" est "en cours, de façon ouverte et transparente, et en consultation avec les Etats membres et beaucoup d'autres acteurs", a ajouté la porte-parole.

A Londres, réagissant à l'article du Times, un porte-parole du ministère de la Défense a rappelé que "le Premier ministre (David Cameron) a répété clairement que le Royaume-Uni ne ferait jamais partie d'une armée européenne".

"Nous gardons un veto sur toutes les questions de défense au sein de l'UE et nous nous opposerons à toutes les mesures qui saperaient les forces militaires des Etats membres" a assuré le porte-parole de la Défense.

Mais dans le camp des eurosceptiques, Nigel Farage, le leader du parti anti-immigration Ukip, a saisi l'occasion pour accuser "l'establishment pro-UE" de mentir à l'électorat britannique.

"L'establishement pro-UE ne dit pas la vérité --l'Union européenne pousse pour une véritable armée européenne", a tweeté M. Farage vendredi.

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