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27/05/2016 06:54 EDT | Actualisé 28/05/2017 01:12 EDT

Insémination post-mortem: un rapport approuve la requête d'une Espagnole

Le rapporteur du Conseil d'État, la plus haute instance administrative française, s'est déclaré vendredi en faveur de la requête d'une femme espagnole, désireuse d'avoir un enfant de son mari décédé et qui réclame le transfert vers l'Espagne de son sperme congelé en France.

"Nous préconisons l'exportation" du sperme, a déclaré, lors d'une audience publique, Aurélie Bretonneau, rapporteur public, évoquant une situation "exceptionnelle".

La France interdit l'insémination post-mortem, contrairement à l'Espagne qui autorise l'assistance à la procréation post-mortem mais uniquement dans un délai d'un an après le décès, soit dans ce dossier jusqu'au 10 juillet.

Mariana Gonzalez-Gomez, Espagnole, veuve de Nicola Turri, Italien, mort à Paris en juillet 2015 d'un cancer, se bat pour le respect de leur projet de conception d'un enfant et de son droit à décider elle-même de sa vie.

Avant ce décès, le couple avait déjà fait une tentative d'insémination infructueuse. Après la mort de son mari, Mme Gonzalez-Gomez avait engagé une procédure pour le transfert du sperme de ce dernier en vue d'une insémination en Espagne.

La décision finale du Conseil d'État "devrait être connue dans les tout prochains jours", a indiqué à l'AFP Me Jean-Pierre Chevallier, avocat de Mme Gonzalez-Gomez devant le Conseil d'État.

Mme Gonzalkez-Gomez, qui vit désormais en Espagne, était présente vendredi à l'audience, mais n'a pas souhaité s'exprimer.

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