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26/05/2016 23:32 EDT | Actualisé 27/05/2017 01:12 EDT

France: les syndicats appellent à "amplifier les mobilisations" contre la loi travail

Les syndicats opposés au projet de loi travail ont appelé à "amplifier les mobilisations", manifestations et blocages qui se succèdent depuis plus de deux mois en France, dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi.

Du Japon où il participait au G7, le président François Hollande leur a répondu qu'il "tiendrait bon" parce que "c'est une bonne réforme".

Pour la huitième fois depuis la mi-mars, des dizaines de milliers de personnes (300.000 selon le syndicat CGT, 153.000 selon les autorités) ont défilé jeudi dans toute la France contre ce projet de loi, qui menace selon eux de précarisation les salariés.

Ces derniers jours, des raffineries et des dépôts de carburants ont été bloqués, compliquant l'approvisionnement en essence des automobilistes forcés de faire de longues files d'attente.

Vendredi, l'intersyndicale regroupant les huit syndicats hostiles à la loi a appelé "à poursuivre et amplifier les mobilisations", dans un communiqué.

Outre la poursuite de nombreux blocages, une neuvième journée de mobilisation est déjà programmée le 14 juin, avec "une puissante manifestation nationale" à Paris. Une date choisie pour coincider avec le début des débats sur le texte au Sénat.

Ces syndicats, qui ont demandé à être reçus par Francois Hollande la semaine dernière sans obtenir de réponse, ont aussi déploré le silence de l'exécutif, critiquant "son entêtement à ne pas retirer le projet de loi".

"Je tiendrai bon parce que je pense que c'est une bonne réforme et que nous devons aller jusqu'à son adoption", a réagi le président français, lors d'une conférence de presse au sommet du G7 à Ise-Shima (Japon).

Face aux blocages, le "premier devoir" de l'exécutif est d'assurer "la liberté de circuler" et "le bon fonctionnement de l'économie", a ajouté M. Hollande, soulignant que "ce n'est pas le moment de mettre en difficulté l'économie française".

Tout en jugeant "inacceptable" de "bloquer un pays", le Premier ministre Manuel Valls a évoqué jeudi des "améliorations" possibles du projet de loi, mais sans toucher à l'article le plus contesté, qui octroie aux entreprises la possibilité de négocier en leur sein l'aménagement du temps de travail.

Les syndicats ont par ailleurs annoncé l'organisation "dès le début de la semaine prochaine" d'une "votation citoyenne", une grande consultation sur le projet de loi qui doit être menée jusqu'au 14 juin dans "les entreprises, les administrations et lieux d'études".

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