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27/05/2016 05:10 EDT | Actualisé 28/05/2017 01:12 EDT

En direct - Le Nouveau-Brunswick maintient son moratoire sur la fracturation hydraulique

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick annonce qu'il maintient « indéfiniment » son moratoire sur la fracturation hydraulique dans la province parce que les conditions pour le lever ne sont pas remplies.

Le ministre de l'Énergie et des Mines, Donald Arseneault, explique que l'industrie n'a pas réuni les conditions imposées par son gouvernement. Il ajoute qu'il est peu probable qu'elle le fasse à court ou à moyen terme étant donné la chute des prix du gaz naturel.

Le ministre Arseneault a répondu vendredi matin au travail de la Commission du Nouveau-Brunswick sur la fracturation hydraulique, responsable d'étudier les conditions nécessaires à la levée du moratoire sur le gaz de schiste. Son gouvernement doit encore donner une suite aux recommandations de la Commission avant de pouvoir déterminer si un projet de fracturation hydraulique réunit les cinq conditions.

Le 26 février dernier, après 11 mois de travail, la Commission a déposé un imposant rapport en trois volumes. Elle concluait qu'une liste de conditions devait être réunie avant que le Nouveau-Brunswick ne lève son moratoire sur le gaz de schiste.

Elle recommandait notamment au gouvernement de mettre en place un processus de réglementation indépendant et transparent. Le rapport mettait aussi l'accent sur l'importance d'améliorer les relations avec les Premières Nations, une relation mise à l'épreuve lors des émeutes de Rexton à l'automne 2013.

Les commissaires disaient qu'il fallait encore trouver une solution pour les eaux usées de la fracturation hydraulique. Ils recommandaient aussi au gouvernement libéral de prendre le temps d'étudier leurs recommandations d'autant plus qu'il y a abondance de gaz naturel actuellement sur le marché.