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27/05/2016 10:08 EDT | Actualisé 28/05/2017 01:12 EDT

Daoust prêt à discuter d’un projet pilote avec Uber, mais à ses conditions

Le ministre des Transports du Québec, Jacques Daoust, se dit prêt à discuter d'un projet pilote avec Uber en mettant de avant deux conditions incontournables : « avoir un permis de taxi et détenir un permis de conduire de chauffeur de taxi ».

Il s'agit plus ni moins que de se conformer au projet de loi sur l'industrie du taxi, déposé par le gouvernement libéral le 12 mai. C'est la réponse du gouvernement Couillard à la compagnie américaine de covoiturage qui, après avoir longtemps défié le gouvernement, a finalement changé de ton en début de semaine en affirmant vouloir rester au Québec, proposant même un compromis.

Québec rejette donc la proposition d'Uber de mettre sur pied un fonds de transition et d'imposer de nouvelles taxes pour dédommager les chauffeurs de taxi. L'entreprise offrait de payer 100 000 $ à Québec pour exploiter son réseau. La taxe pour chaque course serait passée 10 ¢ à 35 ¢, et un autre 7 ¢ serait alloué à un fonds destiné à la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ).

Des conditions non négociables

« Il faut aller chercher une qualification de chauffeur de taxi », et un permis de taxi, qu'il est possible de louer, pour exercer le métier, a insisté M. Daoust pour qui Uber « a tout intérêt à faire ça ». Si cette compagnie ne le fait pas, ses concurrents le feront, indique le ministre des Transports.

Pour le ministre Daoust, il est impensable qu'une société qui vaut 60 milliards de dollars se prive de marchés internationaux en raison des juridictions de taxi.

Les opérateurs et utilisateurs de la plateforme Uber devront se conformer aux mêmes règles que leurs concurrents de l'industrie du taxi, rappelle le ministre.

M. Daoust se dit prêt à accueillir les entreprises internationales à partir du moment où elles respectent les règles. Le projet de loi ne change pas, a-t-il insisté. Mais il est ouvert à regarder avec Uber beaucoup d'éléments à l'intérieur du cadre établi.