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27/05/2016 05:55 EDT | Actualisé 28/05/2017 01:12 EDT

Belgique: la grève des cheminots continue pendant les négociations

La grève surprise déclenchée mercredi par les cheminots belges se poursuivait vendredi après-midi et était toujours très suivie en Wallonie (sud) mais moins en Flandre (nord), tandis que les syndicats et la direction des chemins de fer étaient engagés dans une négociation qui pourrait s'avérer longue.

"Nous voulons négocier au finish. Je suis venu avec mes tartines", a déclaré le chef du syndicat CGSP-Cheminots, Michel Abdissi, en arrivant à la mi-journée à une réunion avec la direction, la seconde en 24 heures.

Des membres du personnel de la SNCB, tous métiers confondus, ont cessé de travailler depuis mercredi soir pour protester contre une diminution des jours dits "de crédit" (récupérations), conséquences d'un plan d'amélioration de la productivité décidé par HR-Rail, la filiale "ressources humaines" de la SNCB.

Sans le retrait de la circulaire sur les jours de crédit, le mouvement de grève continuera dans les prochains jours, ont prévenu les négociateurs syndicaux sur la télévision belge RTBF.

Accord ou non, le trafic ferroviaire belge sera en tout état de cause de nouveau perturbé mardi 31 mai en raison d'un appel à la grève dans les services publics lancé de longue date par les syndicats pour protester contre la politique économique du gouvernement du Premier ministre libéral Charles Michel.

Vendredi, le trafic ferroviaire était quasiment à l'arrêt en Wallonie, tandis que 65% des trains circulaient en Flandre, selon la SNCB, qui a mis en place "quelques navettes de train, aux horaires aléatoires" dans les provinces de Namur et Luxembourg (sud), a expliqué à l'AFP une porte-parole de la SCNB, Nathalie Pierard.

Les trains internationaux Thalys (Paris, Amsterdam, Cologne) et Eurostar (Londres) circulaient normalement, ont assuré à l'AFP les porte-paroles des deux sociétés, Eva Mertens et Evelyne Van Cleven.

Dans un climat social tendu, avec des gardiens de prison en grève depuis un mois, certains usagers des chemins de fer ne cachaient pas leur énervement.

"On devait partir en voyage scolaire aujourd'hui mais avec la grève on est coincé ici. Donc on va devoir changer nos plans", a expliqué à la gare du Midi de Bruxelles une enseignante, Nele Derycker, entourée de ses élèves.

"Hier, j'avais un examen et je suis parvenue à venir à Bruxelles. Aujourd'hui, j'aimerais rentrer chez moi à Tournai (ouest), mais évidemment il n'y a pas de train ", regrettait une étudiante de 22 ans, Gaëlle Dupont.

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