DIVERTISSEMENT
26/05/2016 05:01 EDT | Actualisé 26/05/2016 07:31 EDT

FrancoFolies de Montréal 2016: Dead Obies, Pierre Lapointe, Ariane Moffatt...

VRUN

Il faudrait être drôlement difficile pour ne pas trouver au moins un spectacle extérieur qui nous convienne aux 28e FrancoFolies de Montréal, qui se tiendront du 9 juin au 18 juin, dans le Quartier des spectacles.

Parmi les 150 prestations gratuites annoncées jeudi, lors d’un 5 à 7 sur l’esplanade de la Place des Arts, on trouve du rock, du trad, de la pop, de l’électro, du reggae, du hip hop, de la musique du monde et tutti quanti, relève et vétérans confondus : ne reste qu’à espérer que le soleil sera de la partie, et on aura un programme chargé à se mettre sous la dent.

C’est sous le signe du rap que se déroulera la soirée d’ouverture du 9 juin, dès 18h, sur la Scène Ford, avec Dead Obies, Loud Lary Ajust, Alaclair Ensemble et Brown (trio formé des frères Snail Kid, de Dead Obies, et Jamai, d’Alaclair Ensemble, ainsi que leur père). Un choix audacieux, que de miser sur un style aussi campé pour lancer le festival? Pas du tout, estime Laurent Saulnier, vice-président programmation des FrancoFolies de Montréal, qui considère plutôt que l’option allait de soi.

«J’ai l’impression qu’il y a une perception assez erronée, que le hip hop est une musique marginale, alors que ce ne l’est plus. Loud Lary a déjà rempli un Métropolis, le dernier show des Dead Obies était sold out au National, Alaclair existe depuis déjà cinq ou six ans… Ce n’est plus une musique marginale ou de niche. Ce qui me fait plaisir, de cette soirée d’ouverture, c’est qu’il y aura un public jeune. Ensuite, on se dira peut-être que ce n’est pas vrai que les jeunes ne s’intéressent pas à la musique en français! Peut-être qu’il faut juste leur présenter la musique qui les intéresse…»

Laurent Saulnier ne s’en cache d’ailleurs pas, rajeunir le public des FrancoFolies a toujours été l’objectif de Spectra, qui chapeaute la fête. Il en était déjà ainsi lorsqu’il a pris les commandes de l’événement, il y a 17 ans, et sa mission se poursuit.

«J’y tiens et, pour moi, c’est important qu’il y ait un renouvellement de public, que les jeunes sortent et viennent voir les shows sur le site des Francos.»

Cormier en clôture

Le 10 juin, la Scène Bell sera le théâtre des Fioritudes de Marie-Pierre Arthur, Alexandre Désilets, Antoine Gratton, Ian Kelly et Chloé Lacasse, qui revisitent le répertoire de Serge Fiori depuis maintenant deux ans. La première du collectif avait eu lieu aux FrancoFolies en juin 2014, à la Salle Wilfrid-Pelletier. Une belle roue qui continue de tourner. Fiori sera-t-il caché quelque part dans l’assistance?

Le 11 juin, Pierre Lapointe s’emparera de la Scène Bell dès 21h, en recréant exactement le même spectacle que celui de sa tournée La forêt des mal-aimés, présentée en 2006, avec les mêmes chansons, dans le même ordre qu’il y a 10 ans. Un incontournable pour les inconditionnels du coach gagnant de la récente édition de La voix.

Le 12, c’est Canailles, Bernard Adamus, Mononc’Serge et Stephen Faulkner qui feront vibrer ce même espace. La Scène Bell accueillera en outre Stefie Shock (13 juin), Dumas (14 juin), Ariane Moffatt (15 juin), Alpha Blondy & The Solar System (16 juin), ainsi que Galaxie et Marie-Pierre Arthur (17 juin). Lors de ce dernier rendez-vous, les musiciens de Marie-Pierre Arthur se mêleront à ceux de Galaxie, et échangeront leur répertoire respectif, pour susciter une véritable explosion musicale, pendant 90 minutes.

Et c’est le toujours bien-aimé Louis-Jean Cormier qui aura l’honneur de clôturer cette série de grande qualité, avec un moment qu’on promet endiablé, le 18 juin, à 21h. «Il nous a dit qu’il voulait que ça soit un party et que les gens dansent. Il va revisiter ses arrangements pour que ça soit dansant», laisse planer Laurent Saulnier, en parlant de Louis-Jean Cormier.

Vous en voulez plus? On ne pourra tous les énumérer, mais sachez que Joseph Edgar, Renée Wilkin, David Jalbert, Alexe Gaudreault, 2 frères, Alexandre Belliard, Jérôme Charlebois, Laurence Nerbonne, La Bronze, Samito, Yves Lambert et Socalled, Les Respectables, Jonathan Painchaud, Patrice Michaud, Amélie Veille, Rémi Chassé, Philippe Brach, Pierre-Luc Brillant et Isabelle Blais, Francis Faubert, Joëlle Saint-Pierre, Caroline Savoie, Éli et Papillon, Félix Dyotte, Élage Diouf, Ariane Brunet, Rosie Valland, Jason Bajada, Rouge Pompier et bien d’autres auront tous leur concert en plein air aux Francos cette année. Rappelons-le, 150 propositions, c’est riche!

«On essaie d’avoir une espèce d’équilibre, commente Laurent Saulnier. Oui, on organise des soirées comme les Fioritudes, où on sait que le public sera plus vieux mais, en même temps, on serait probablement surpris de voir le nombre de jeunes qui s’intéressent encore à Harmonium, aujourd’hui! Il y a des artistes et des musiques qui sont un peu intemporels, et qui réussissent à aller chercher les jeunes, même si les disques ont été enregistrés il y a 40 ans.»

«Sur la Scène Bell, sur la Place des Festivals, il y en a vraiment pour tous les âges et tous les goûts. Même si ce sont des noms qu’on a vus et revus, des Louis-Jean Cormier, des Ariane Moffatt, des Dumas, des Pierre Lapointe, chacun arrive avec de nouvelles affaires, et il y a aussi de nouvelles créations».

Pour un(e) chanteur (euse) ou un groupe, que peut changer ou apporter un passage aux FrancoFolies, en salle ou à l’extérieur?

«Tout, répond spontanément Laurent Saulnier. On ne sait jamais. Mais il faut travailler. Par exemple, l’an dernier, Rosie Valland se produisait sur la Scène Sirius. Au moment où je suis passé pour aller la voir, je me suis cogné sur des «tourneurs» français et belge qui étaient là, qui regardaient son show et qui la trouvaient vraiment bonne. Est-ce que les papiers se sont signés, est-ce que Rosie va partir en tournée en Europe? Je ne sais pas. Mais il y avait du monde important qui s’était déplacé pour la voir. Ça débouchera peut-être sur quelque chose, ou pas, mais au moins, il faut prendre la chance.»

Pour plus d’informations sur le calendrier complet des FrancoFolies, on consulte le www.francofolies.com.

Pour plus d’informations, on consulte le www.francofolies.com.

Illustration 1: La dessinatrice:

Depuis qu'elle est toute petite, VRUN observe le monde qui l’entoure, amusée ou perplexe, selon les circonstances. Désormais pas beaucoup plus grande, elle le reproduit sous la forme de petits dessins où l’humour, comme la couleur, apparaît par petites touches pour souligner des détails, insignifiants en apparence, mais qui racontent des histoires que nous avons tous déjà vécues. Dans un style bien à elle, entre rêverie gothique et bande dessinée candide, elle détourne des objets courants et les intègre à ses oeuvres pour créer des instantanés poétiques, avec ses petites bonnes femmes bienveillantes et ses grands bonhommes un peu maladroits. Sans oublier ses chats, jamais très loin ni à court d’idées pour venir perturber la tranquillité des humains. Consultez ses oeuvres sur Facebook et sur Instagram.

Illustration 2: Le dessinateur:

Pur hybride entre la bande dessinée et la street culture, Eldiablo (papa de la série Lascars) a été un un graffiti-artist de la première heure, membre d'un des collectifs les plus prolifiques et imaginatifs dans les années 80 et 90 (PCP-Petits Cons de Peintres) . Reconverti depuis dans l'écriture et la réalisation, il n'a jamais tout à fait lâché ni la bombe ni les pinceaux. Eldiablo est l’auteur de nombreuses BD dont Monkey Bizness, Un homme de goût, Rua Viva... Il raconte aussi en dessins depuis cette années ses péripéties de Français immigré à Montréal à travers la bande dessinée Wesh Caribou, dans la revue Fluide Glacial. Consultez ses oeuvres sur le web de même que sur Tumbr iciet ici.