NOUVELLES
25/05/2016 04:10 EDT | Actualisé 26/05/2016 12:16 EDT

Les calèches sont autorisées cet été au Vieux-Montréal (VIDÉO)

Les chevaux battront à nouveau le pavé du Vieux-Montréal cet été. Après la décision de la Cour supérieure d'accepter l'injonction provisoire déposée par des cochers pour annuler la décision de la Ville de Montréal, le maire Denis Coderre annonce la levée de l'interdiction des calèches et renonce à toute contestation judiciaire.

Le juge Kirkland Casgrain, de la Cour supérieure du Québec, a rejeté les arguments de la Ville en faveur d'un moratoire d'un an. Il trouve étrange la décision de l'administration Coderre d'accorder des permis, puis d'interdire carrément les calèches pendant une saison complète. Il se questionne aussi sur le sort des cochers et des chevaux.

Se disant « respectueux de la décision du juge », Denis Coderre reconnaît que le moratoire « n'était pas la bonne solution » au problème des calèches. Il a expliqué que sa décision était dictée par l'urgence d'assurer la sécurité de la population et des chevaux.

Coderre promet une politique du cheval

Ceci étant, le maire de Montréal promet de revenir à la charge, car « le problème reste entier et on doit poser des gestes en conséquence ». Il insiste sur la nécessité de mettre en place une « nouvelle politique du cheval » pour éviter les mauvais traitements dont peuvent être victimes les animaux.

« Moi, j'adore les chevaux, mais je suis triste de voir la façon dont ils sont traités présentement, dans certains cas – je ne mets pas tout le monde dans le bain. Si vous voulez qu'on change l'industrie, eh bien, il faut avoir un électrochoc, c'est ce que j'ai fait », a martelé Denis Coderre.

Il va y avoir des calèches, on va surveiller, mais, je vous le dis, il va y avoir une politique du cheval et puis on va s'assurer qu'on puisse célébrer le patrimoine comme il se doit. Mais moi, je vais être très, très vigilant par rapport à la santé des chevaux et la sécurité des citoyens. C'est tolérance zéro là-dessus.

Denis Coderre

Évoquant le bien-être des chevaux et le souci d'officialiser la fonction de cocher, le maire Denis Coderre avait imposé un moratoire sur la circulation des calèches dans les rues du quartier touristique. Il voulait attendre l'adoption d'une nouvelle réglementation, au printemps 2017, avant de permettre à nouveau cette activité.

Les propriétaires de calèches étaient contrariés par cette décision, car la Ville comptait rembourser le coût des 24 permis attribués pour l'été 2016, sans consentir un dédommagement aux propriétaires de chevaux et de calèches pour les pertes encourues.

Une dizaine de cochers ont manifesté mardi, avec leurs chevaux, devant l'hôtel de ville pour exprimer leur mécontentement.

L'opposition dénonce l'improvisation de la Ville

Pour le porte-parole de l'opposition officielle en matière de gestion animalière, Sterling Downey, la décision de la Cour supérieure « souligne à gros traits l'improvisation dont a fait preuve Denis Coderre ».

Si le maire Coderre avait demandé un avis juridique sur le sujet, il aurait certainement été avisé qu'il ne pouvait pas procéder de façon aussi cavalière sans que sa décision ne soit invalidée par la Cour.

Sterling Downey, porte-parole de l'opposition officielle en matière de gestion animalière

« La meilleure façon de procéder aurait été de ne pas vendre les permis aux cochers au début de la saison, plutôt que de [les] leur retirer un mois après leur obtention », ajoute Sterling Downey, qui plaide pour la tenue d'une consultation publique sur cette question.

» Journée de la BD au HuffPost Québec

En ce jeudi 26 mai, Le Huffington Post Québec profite de la tenue du Festival BD de Montréal cette fin de semaine pour présenter une édition spéciale où bande dessinée et journalisme s'unissent pour faire la nouvelle!

Bon nombre de nos articles profiteront ainsi de l'oeil et du crayon de différents dessinateurs qui partageront une vision différente de la nouvelle. Une manière originale de raconter les histoires, inspirée notamment par des initiatives telles que la journée BD de nos confrères du HuffPost France à l'occasion du célèbre Festival international de la bande dessinée d'Angoulême.

Jetez un oeil à notre page d'accueil ou à notre section spéciale «Journée de la BD» pour découvrir ce que l'actualité a inspiré aux bédéistes!

La dessinatrice:

Depuis qu'elle est toute petite, VRUN observe le monde qui l’entoure, amusée ou perplexe, selon les circonstances. Désormais pas beaucoup plus grande, elle le reproduit sous la forme de petits dessins où l’humour, comme la couleur, apparaît par petites touches pour souligner des détails, insignifiants en apparence, mais qui racontent des histoires que nous avons tous déjà vécues. Dans un style bien à elle, entre rêverie gothique et bande dessinée candide, elle détourne des objets courants et les intègre à ses oeuvres pour créer des instantanés poétiques, avec ses petites bonnes femmes bienveillantes et ses grands bonhommes un peu maladroits. Sans oublier ses chats, jamais très loin ni à court d’idées pour venir perturber la tranquillité des humains. Consultez ses oeuvres sur Facebook et sur Instagram.

Voir aussi:

Galerie photo 15 ruelles vertes de Montréal Voyez les images