POLITIQUE
24/05/2016 01:00 EDT | Actualisé 24/05/2016 02:04 EDT

Chefferie du PQ: Véronique Hivon propose une vaste réforme démocratique (VIDÉO)

QUÉBEC – La candidate à la chefferie du PQ, Véronique Hivon, a présenté mardi son programme pour une vaste réforme démocratique à Québec.

La députée a fait part de ses idées lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale. Elle estime que ses propositions permettraient de «rebâtir le lien de confiance entre les citoyens, leurs élus et leurs institutions».

Ainsi, un gouvernement Hivon déposerait dans les 100 premiers jours une réforme du mode de scrutin afin d’y inclure des éléments de proportionnalité. La députée n’a toutefois pas précisé le modèle qu’elle privilégie.

Véronique Hivon affirme que le mode de scrutin actuel «ne favorise pas l’implication des citoyens». «Les taux de participation sont d’ailleurs là pour en témoigner, malheureusement», a-t-elle déclaré. La modification du mode de scrutin serait soumise à une consultation populaire.

Si elle devient première ministre, Véronique Hivon entend également permettre le vote libre pour les députés péquistes, les ministres, eux, étant tenus à la solidarité ministérielle. Le vote libre est déjà possible au PQ, insiste la candidate, mais la pratique sera appliquée «de façon beaucoup plus soutenue», assure-t-elle.

«C’est une question de changement de culture et je veux qu’on se sente plus facilement dédouané de marcher en rang serré, dit-elle. Même si je continue à dire que c’est important de travailler au maximum sur les consensus, parce que, entre nous, on veut travailler dans le consensus, on veut avancer, on veut mettre de l’avant des idées.»

La candidate à la chefferie propose également de favoriser les mandats d’initiatives et les commissions multipartites sur de grands sujets de société, comme ce fut le cas pour Mourir dans la dignité.

Finalement, Véronique Hivon souhaite rendre la période de questions moins partisane, affirmant que la joute parlementaire alimente le cynisme dans la population.

Sans présenter un plan précis, Véronique Hivon a évoqué l’idée de permettre des questions d’actualité, comme c’est présentement le cas, mais aussi des périodes d’échanges plus longs pour traiter d’enjeux de fond. «Des régimes comme le régime britannique le font, alors, on doit être capables de le faire aussi», dit-elle.

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