NOUVELLES
23/05/2016 10:45 EDT | Actualisé 24/05/2017 01:12 EDT

Syrie: Kerry a demandé à Lavrov que Damas cesse de bombarder l'opposition (département d'Etat)

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a une nouvelle fois exhorté lundi son homologue russe Sergueï Lavrov à faire pression sur le régime syrien, allié de Moscou, pour qu'il cesse de bombarder l'opposition syrienne, a rendu compte le département d'Etat.

Dans un nouvel appel téléphonique entre les deux ministres, alors que M. Kerry est au Vietnam, le chef de la diplomatie américaine a demandé à son homologue russe de "presser le régime de cesser immédiatement les frappes aériennes contre des forces de l'opposition et des civils innocents à Alep et dans les environs de Damas".

Les Etats-Unis et la Russie sont les co-parrains du processus diplomatique dit de Vienne, du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) qui s'est encore réuni la semaine dernière dans la capitale autrichienne, mais sans faire d'avancées notables. La vingtaine de puissances mondiales et régionales du GISS n'ont notamment pas réussi à convertir la fragile cessation des hostilités en Syrie, en vigueur en principe depuis le 27 février, en une trêve durable entre le régime syrien et les groupes d'opposition.

"La Russie a une responsabilité particulière pour faire pression sur le régime pour qu'il mette fin à ses attaques et à ses frappes qui tuent des civils, pour qu'il permette un accès immédiat de l'aide (humanitaire), pour qu'il respecte pleinement la cessation des hostilités", a affirmé le porte-parole du département d'Etat, Mark Toner.

En s'appuyant sur Moscou pour qu'il fasse taire les armes de Damas, Washington entend donner une "chance de succès aux pourparlers politiques" entre les belligérants, a rappelé le département d'Etat.

Ces négociations indirectes entre le régime syrien et l'opposition, qui se sont tenues à trois reprises à Genève sous l'égide de l'ONU, n'ont produit aucune avancée. Et aucune date n'a été retenue par le GISS pour que ces pourparlers reprennent.

Pourtant, "une telle solution permettrait à toutes les parties de se concentrer sur la menace commune posée par Daech et d'autres groupes terroristes", a fait valoir M. Toner.

nr/vog