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23/05/2016 00:21 EDT | Actualisé 23/05/2017 01:12 EDT

Rajoy promet de nouvelles mesures pour réduire le déficit public (presse)

Le chef du gouvernement espagnol sortant, Mariano Rajoy, s'est engagé à "adopter de nouvelles mesures" pour réduire le déficit public et tenter d'échapper à une sanction européenne après les élections législatives de juin, rapporte lundi le quotidien El Pais.

"Conscients de la nécessité de sortir du processus de déficit excessif au plus vite, nous sommes prêts à prendre de nouvelles mesures si c'est nécessaire pour atteindre cet objectif dans la deuxième partie de l'année, une fois qu'il y aura un nouveau gouvernement,", assure Mariano Rajoy dans un courrier envoyé au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, et dont El Pais publie des extraits.

Ce courrier de quatre pages date du 5 mai. Entretemps, la Commission européenne a décidé de reporter à juillet sa décision sur d'éventuelles sanctions contre l'Espagne et le Portugal pour non respect des objectifs de réduction de leur déficit public.

Il s'agit d'attendre qu'un nouveau gouvernement soit formé en Espagne. Les élections législatives de décembre ont débouché sur un Parlement très fragmenté et faute d'accord entre les principaux partis, un nouveau scrutin a été convoqué le 26 juin.

Le conservateur Mariano Rajoy a cependant évoqué dans une interview au Financial Times datée du 18 mai de nouvelles baisses d'impôts si son parti, le Parti populaire (PP, conservateur), est réélu.

Le déficit public espagnol a dérapé à 5% du PIB en 2015, loin de la limite de 3% prévue par Bruxelles et devrait encore se monter à 3,6% en 2016, selon les prévisions de Madrid.

Depuis l'instauration de nouvelles procédures budgétaires européennes après la crise de la dette dans la zone euro, la Commission européenne a la possibilité de sanctionner financièrement les mauvaises élèves en matière budgétaire (jusqu'à 0,2% du PIB du pays concerné). Elle ne l'a jusqu'ici jamais fait.

Pour Mariano Rajoy, il serait "paradoxal qu'un pays qui a fait de grands progrès dans de multiples domaines de la politique économique puisse être le premier pays sanctionné", selon sa lettre citée par El Pais.

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