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23/05/2016 11:08 EDT | Actualisé 24/05/2017 01:12 EDT

Nibali promet de passer à l’attaque

Vincenzo Nibali, qui se dit « blessé » dans son orgueil au lendemain de sa déconfiture dans le contre-la-montre lors de la 15e étape dimanche, a promis lundi de passer à l'offensive avant la fin du Tour d'Italie.

« Je passerai à l'attaque comme je l'ai déjà fait, a assuré le Sicilien qui occupe la 3e place au classement général avec 2 min 51 s de retard sur le Néerlandais Steven Kruijswijk.

« Chaque jour sur ce Giro, les choses peuvent changer : Dumoulin était vraiment fort et il est aujourd'hui à la maison, Landa aussi », a rappelé le coureur de la formation Astana.

« Si Kruijswijk ne s'effondre pas, c'est simple, il remporte le Giro », a toutefois reconnu Nibali.

Au cours d'un point-presse tenu à son hôtel dans le Val Gardena, le « Requin de Messine » n'a pas précisé s'il prévoyait d'attendre les deux grandes étapes de montagne (vendredi et samedi).

« Nous verrons. L'étape de demain (mardi) est courte, mais très intense. Nous devrons également tenir compte du facteur météo. »

Est-il prêt à tout perdre pour renverser la situation?

« Une deuxième ou une troisième place ont également du poids, a répondu Nibali. Je dois respecter aussi le travail fourni jusqu'à présent par mes coéquipiers. Il faut courir aussi avec sa tête. »

Une grande déception

Nibali a dû se contenter de la 25e place dimanche, à plus de deux minutes du vainqueur Alexander Filiforov. Déjà en retard sur ses rivaux durant l'épreuve chronométrée, il a été obligé de changer de vélo en pleine ascension à la suite d'un saut de chaîne.

« Je ne sais pas, c'était certainement un jour sans. En moi, il y a une telle déception. Je suis abattu, mais je sais que je ne suis pas indestructible. Peut-être que l'on attend beaucoup trop de moi. »

Interrogé sur une alliance avec son suivant au classement, l'Espagnol Alejandro Valverde, le vainqueur du Tour de France 2014 a éludé.

« Nous avons une grande estime réciproque. En course, c'est normal, nous sommes adversaires, mais notre opposition est un défi sportif. Une alliance? Disons que ce n'est pas facile.

« Je suis blessé dans mon orgueil, mais je reste confiant, a-t-il ajouté. J'ai toujours accompli mes grandes performances après une défaite. Beaucoup de coureurs, jusqu'à maintenant, ont attendu mon attaque ou celle de Valverde. »

Âgé de 31 ans, Nibali est l'un des six coureurs qui, dans l'histoire, ont gagné les trois grands tours (Italie, France, Espagne).