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23/05/2016 06:40 EDT | Actualisé 24/05/2017 01:12 EDT

GB: au Chelsea Flower Show, on regrette une "génération perdue" de jardiniers

Pays à forte tradition horticole, le Royaume-Uni a pourtant perdu toute une "génération" de jardiniers, a regretté lundi la Société royale d'horticulture (RHS) avant l'inauguration, en présence de la reine Elizabeth II, du Chelsea Flower Show de Londres.

Cette "génération perdue" concerne les Britanniques de 25 à 50 ans à qui les parents "n'ont tout simplement pas appris à jardiner", a expliqué la directrice générale de la RHS Sue Biggs dans le quotidien The Times.

En question: la transmission du savoir, alors qu'une enquête réalisée en 2011 par la RHS montre que moins de 1% des adultes ont appris le jardinage à l'école, contre 55% pour les parents.

La Société royale d'horticulture regrette également que les Britanniques choisissent de plus en plus de remplacer leurs jardins par des cours, pour garer leurs voitures, ou des patios, pour faire des barbecues.

Le nombre de fronts de maisons sans végétation a triplé au cours de la dernière décennie, pour atteindre cinq millions, souligne la RHS, qui compte, lors du "Chelsea flower show", promouvoir sa campagne pour rendre le pays plus vert.

Le festival présente cette année un "jardin sur l'esclavage moderne", une oeuvre dénonçant le travail forcé réalisée par Juliet Sargeant, première horticultrice noire de ces floralies de réputation mondiale où 160.000 personnes sont attendues cette année, à partir de mardi.

Les visiteurs pourront également découvrir un "jardin acoustique" jouant des notes de musique ou encore une application mobile capable de contrôler l'arrosage ou l'éclairage d'un jardin.

Figurent aussi au programme un champ de quelque 300.000 coquelicots tricotés en hommage aux soldats britanniques morts au combat, ainsi que des portraits de la reine réalisés avec 10.000 fleurs.

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