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23/05/2016 04:52 EDT | Actualisé 24/05/2017 05:12 EDT

Brésil: un ministre clé se met en réserve du nouveau gouvernement

New Brazilian Minister of Planning Romero Juca speaks during a press conference at Planalto Palace in Brasilia, on May 13, 2016.
Brazil's interim president Michel Temer was expected Friday to launch urgent economic rescue measures as he kicked off his new administration a day after his predecessor was suspended to face an impeachment trial. The former vice president's new business-friendly cabinet held its first meeting Friday morning, just hours after his boss-turned-nemesis, Dilma Rousseff, quit the presidential palace. / AFP / EVARISTO SA        (Photo credit should read EVARISTO SA/AFP/Getty Images)
EVARISTO SA via Getty Images
New Brazilian Minister of Planning Romero Juca speaks during a press conference at Planalto Palace in Brasilia, on May 13, 2016. Brazil's interim president Michel Temer was expected Friday to launch urgent economic rescue measures as he kicked off his new administration a day after his predecessor was suspended to face an impeachment trial. The former vice president's new business-friendly cabinet held its first meeting Friday morning, just hours after his boss-turned-nemesis, Dilma Rousseff, quit the presidential palace. / AFP / EVARISTO SA (Photo credit should read EVARISTO SA/AFP/Getty Images)

Un ministre clé du gouvernement intérimaire brésilien de Michel Temer, celui de la Planification Romero Juca, a annoncé qu'il se mettait "en réserve", après sa mise en cause dans le scandale de corruption Petrobras.

"Je me mets en réserve à partir de demain", a déclaré M. Juca, accusé d'avoir œuvré à la destitution de la présidente de gauche Dilma Rousseff dans l'objectif de stopper l'enquête sur le scandale de corruption Petrobras, selon un enregistrement compromettant publié lundi par le quotidien Folha de Sao Paulo.

"Je ne veux qu'aucune manipulation malintentionnée puisse porter préjudice à l'action du gouvernement" mis en place le 12 mai par le vice-président Michel Temer, après la suspension du mandat de la présidente Dilma Rousseff par le Sénat dans le cadre d'une procédure de destitution controversée pour maquillage des comptes publics.

M. Juca a expliqué qu'il allait demander au parquet fédéral de se prononcer rapidement sur la légalité du contenu de sa conversation enregistrée en mars par un ancien sénateur de son parti, Sergio Machado, ex-président de la compagnie pétrolière Transpetro, soupçonné comme lui de corruption dans le dossier Petrobras.

"La destitution est nécessaire. Il n'y a pas d'autre issue. Il faut résoudre toute cette merde. Il faut changer le gouvernement pour stopper l'hémorragie", déclare notamment M. Juca dans cette conversation qui a fait l'effet d'une nouvelle bombe politique au Brésil.

Romero Juca a assumé récemment la présidence du grand parti centriste PMDB de Michel Temer, qui a précipité la chute de Mme Rousseff en claquant la porte de sa coalition chancelante fin mars.

Cette nouvelle crise tombe au plus mal pour Michel Temer, dont la volonté déclarée de ne pas entraver l'enquête Petrobras avait déjà été mise en doute par la nomination de sept ministres visés par la justice dans son gouvernement de "salut national", dont M. Juca.

Dilma Rousseff a été suspendue de ses fonctions pour six mois dans l'attente du jugement final des sénateurs sur sa destitution pour maquillage des comptes publics.

Elle n'a cessé de se dire victime d'un "coup d'Etat" institutionnel ourdi par son ex-allié devenu rival, Michel Temer, qu'elle a accusé d'être un "traitre" et un "conspirateur".

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