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23/05/2016 07:44 EDT | Actualisé 24/05/2017 01:12 EDT

Autriche: Paris "soulagé" après la défaite de l'extrême droite

Le gouvernement français a exprimé son "soulagement" après la défaite lundi du candidat d'extrême droite Norbert Hofer à l'élection présidentielle en Autriche, remportée sur le fil par l'écologiste Alexander Van der Bellen.

A moins d'un an de la présidentielle en France, le parti français d'extrême droite Front national, en constante progression dans les urnes, a quant à lui "félicité" M. Hofer pour "son beau résultat" qui "annonce des succès futurs".

Tout comme Norbert Hofer, la chef du Front National, Marine Le Pen, mise sur la crise migratoire, l'euroscepticisme grandissant et le rejet de la classe politique traditionnelle pour continuer à progresser.

Alors que Paris avait fait part de son inquiétude la semaine dernière concernant l'issue de la présidentielle en Autriche, le gouvernement a poussé un soupir de soulagement à l'annonce des résultats du second tour de scrutin donnant M. Van der Bellen vainqueur avec 50,3% des suffrages.

"Soulagement de voir les Autrichiens rejeter le populisme et l'extrémisme. Chacun doit en tirer les leçons en Europe", a réagi le Premier ministre français Manuel Valls sur son compte Twitter.

Le président socialiste François Hollande a de son côté indiqué qu'il félicitait "chaleureusement" M. Van der Bellen et se "réjouit de coopérer avec lui".

La France, avec le Front national (FN), est l'un des pays européens où l'extrême droite est la plus forte. A moins d'un an de l'élection présidentielle française, la dirigeante du FN Marine Le Pen est donnée présente au second tour du scrutin par tous les sondages.

L'élection présidentielle en Autriche était scrutée de près partout en Europe: une victoire de M. Hofer aurait constitué la première élection à la tête d'un État de l'Union européenne d'un représentant d'un parti d'extrême droite.

Le président autrichien, élu pour six ans, ne participe pas à la gestion quotidienne du pays mais dispose de pouvoirs étendus, notamment celui de nommer un nouveau chancelier et de dissoudre le Parlement.

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