NOUVELLES
21/05/2016 06:44 EDT | Actualisé 22/05/2017 01:12 EDT

Un jardinier français, ex-amant d'une Britannique disparue en 2012, jugé pour assassinat

Elle avait brusquement disparu à l'été 2012 et n'a jamais été retrouvée: quatre ans plus tard, un jardinier, ancien amant d'une Britannique qu'il est accusé d'avoir assassinée, est jugé à partir de lundi dans le sud de la France.

C'est en début de soirée, le 17 août 2012, que Patricia Wilson, 58 ans, a été vue pour la dernière fois à son domicile, à l'écart du village de Vabre-Tizac, dans l'Aveyron.

Alertés par des voisins cinq jours plus tard, les gendarmes découvrent à l'intérieur et à l'extérieur de l'ancienne ferme de nombreuses traces de sang. L'électricité a été coupée, mais les lieux ne montrent pas de signe d'effraction ni de fouille.

Malgré d'importantes recherches, aucune trace de la quinquagénaire britannique ne sera retrouvée.

Ancienne cadre dans la publicité, Patricia Wilson s'était installée en 2008 dans cette région rurale. Séparée en 2011 de son compagnon rentré en Angleterre, elle avait entretenu au printemps 2012 une relation rapidement rompue avec Jean-Louis Cayrou.

A sa disparition, les enquêteurs portent rapidement leurs soupçons sur ce jardinier alors âgé de 50 ans, qui vit dans un village voisin.

M. Cayrou clame farouchement son innocence depuis le début de l'affaire mais plusieurs éléments matériels retrouvés dans sa voiture l'incriminent, selon l'accusation: des traces d'ADN de la disparue sur un tendeur et sur une lampe frontale tachés de sang, un de ses sous-vêtements dans un vide-poche.

Des relevés téléphoniques montrent aussi de nombreux appels entre M. Cayrou et Mme Wilson après leur rupture, le dernier le soir de la disparition.

Des allers-retours du suspect dans le département voisin du Tarn, au cours des jours qui ont suivi la disparition, ont aussi retenu l'attention des enquêteurs, tout comme ses explications "évolutives" lors de ses auditions.

M. Cayrou avait nié dans un premier temps s'être rendu chez Patricia Wilson le 17 août, avant de finalement reconnaître y être passé le soir-même et avoir, par inadvertance, touché différents objets, tout en réfutant toute implication dans le crime présumé.

Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès est prévu pour durer jusqu'à vendredi.

alv/chv/bpi/pjl