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21/05/2016 01:18 EDT | Actualisé 22/05/2017 01:12 EDT

Transport aérien: la France va tester fin mai le PNR dans les aéroports de Roissy et Nice

La France va tester fin mai dans les aéroports de Paris-Roissy et de Nice (sud-est) le registre des données de passagers aériens, dit PNR, destiné à détecter les profils à risque de voyageurs, a indiqué samedi un haut responsable du ministère de l'Intérieur.

L'expérimentation se limitera dans un premier temps à ces deux aéroports, respectivement le premier et le troisième du pays en fréquentation, a-t-il précisé, confirmant des informations du quotidien Le Figaro.

Elle sera ensuite étendue à l'ensemble du territoire d'ici à la fin de l'année, l'objectif étant un système pleinement opérationnel fin 2016, selon le même responsable.

L'idée est de "raccorder peu à peu toutes les compagnies aériennes" opérant depuis les aéroports français.

Cette phase initiale de test ne concernerait que 40% du trafic, selon Le Figaro, qui cite parmi les huit premières compagnies participantes Air France, Delta Airlines, Air Transat, Etihad, Emirates, une compagnie marocaine et une autre européenne de taille moyenne.

Cette expérimentation intervient quelques semaines après l'adoption du PNR européen par les eurodéputés.

Le PNR européen ("Passenger Name Record" en anglais) doit permettre de repérer des terroristes potentiels, à partir d'informations que les compagnies aériennes auront désormais l'obligation de transmettre aux autorités.

Coordonnées, bagages, itinéraires des vols, moyens de paiement: les données PNR sont toutes les informations que fournissent les passagers aux transporteurs aériens lorsqu'ils effectuent une réservation ou s'enregistrent pour un vol.

La directive votée mi-avril au Parlement européen, qui devra être transposée dans les deux ans dans les Etats membres, imposera aux transporteurs aériens d'envoyer ces données aux pays européens à partir desquels ou vers lesquels ils proposent des vols internationaux.

Ils se partageront ensuite les informations recueillies, quand ils le jugeront nécessaire. Tous les pays de l'UE sont concernés, sauf le Danemark. Certains députés européens ont regretté que l'échange des informations soit laissé à l'appréciation des Etats membres.

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