NOUVELLES
21/05/2016 12:55 EDT

Syrie: une famille aurait été tuée par la coalition internationale

Kai Pfaffenbach / Reuters
A U.S.-led coalition aircraft flying over Kobanii, as seen from near the Mursitpinar border crossing on the Turkish-Syrian border in the southeastern town of Suruc in Sanliurfa province October 15, 2014. American-led forces conducted 21 airstrikes near Kobani, Syria, in the last two days to slow the advance of Islamic State militants, the U.S. military said on Tuesday, warning the situation on the ground is fluid as militants try to gain territory. REUTERS/Kai Pfaffenbach (TURKEY - Tags: MILITARY CONFLICT POLITICS)

BEYROUTH - Des militants ont révélé que sept membres d'une même famille avaient été tués par les tirs d'un avion qui appartiendrait

à coalition internationale contre le groupe armé État islamique dans un village du nord de la Syrie.

Le village d'Arshaf - qui est sous l'emprise du groupe armé État islamique - se situe près de la ligne de front dans la guerre entre le groupe extrémiste et les rebelles syriens appuyés par les États-Unis. Leurs récentes avancées dans les zones contrôlées par le groupe État islamique, au nord du pays, ont mis à rude épreuve les extrémistes qui ont perdu beaucoup de terrain près de la frontière turque.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, un organisme britannique qui surveille le conflit en Syrie par l'entreprise d'observateurs locaux, a indiqué que les avions militaires avait été aperçus, traversant l'espace aérien syrien à partir de la Turquie.

Ils auraient ensuite bombardé le village - qui est sous l'emprise du groupe armé État islamique - tuant sept personnes d'une famille, dont cinq femmes et un enfant.

Les militants des Comités locaux de coordination en Syrie ont affirmé que dix personnes avaient perdu la vie dans les bombardements.

Le village d'Arshaf est situé à huit kilomètres de Marea, une ville près d'Alep qui est disputée entre les rebelles et le gouvernement.

À l'est, dans la ville de Raqqa, où le groupe extrémiste a établi sa soi-disant capitale depuis 2014, des mosquées annonçaient que les civils pourraient quitter vers la campagne, après que des avions eurent largué des dépliants pour avertir les citoyens de déserter la ville.

"Le temps que vous attendiez tous est arrivé. Il est temps de quitter Raqqa", pouvait-on lire sur les papiers, distribués jeudi et vendredi, selon le groupe "Raqqa Is Being Slaughtered Silently".

Suivez-nous sur Twitter

INOLTRE SU HUFFPOST

Galerie photo Le groupe armé «État islamique» en dix dates Voyez les images