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21/05/2016 17:07 EDT | Actualisé 22/05/2017 01:12 EDT

Rassemblement à Paris contre la firme américaine Monsanto

Environ 1.500 personnes ont manifesté samedi à Paris contre le géant américain de l'agrochimie Monsanto et pour réclamer l'interdiction des pesticides et des OGM, selon les estimations de la police.

A Bordeaux (sud-ouest), ils étaient plus d'un millier à défiler en chantant "Tout le monde déteste Monsanto" ou "Pesticides on n'en veut pas". Quelque 800 personnes ont défilé à Lyon (centre-est).

Des marches "citoyennes" du même type étaient prévues dans une quarantaine d'autres villes de France et ailleurs dans le monde, notamment en Suisse, au Canada ou en Uruguay.

Selon Greenpeace, environ 1.200 personnes se sont rassemblées à Morges, près de Lausanne.

A Montevideo, capitale de l'Uruguay, quelque 300 personnes ont manifesté, certaines avec une tête de mort peinte sur le visage, d'autres en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Monsanto=mort".

"Ces dernières années, il y a eu une transformation dans l'utilisation des terres. La culture de soja en Uruguay a connu une forte croissance (...) et les plantations de soja ont été accompagnées de l'usage de pesticides", a expliqué à l'AFP Nelson Rojas, un activiste uruguayen, pays où la culture de soja a presque triplé en sept ans selon le ministère de l'Elevage, de l'Agriculture et de la Pêche.

Parmi les banderoles déployées dans le cortège parisien, on pouvait lire "Monsanto entreprise criminelle".

"Monsanto est la caricature des multinationales prédatrices", a dénoncé Benjamin Sourice, porte-parole des Engraineurs, un des collectifs à l'origine de la manifestation dans la capitale française.

Encadré d'une présence policière discrète, le défilé s'est déroulé sans incident dans une ambiance plutôt bon enfant, contrastant avec les violences qui ont émaillé depuis deux mois les manifestations en France contre une réforme du droit du travail.

Les "marches contre Monsanto" surviennent quelques jours après l'ajournement par l'Union européenne de sa décision sur le renouvellement d'autorisation du glyphosate, une substance controversée utilisée notamment dans l'herbicide Round Up, produit par le groupe américain.

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