NOUVELLES
20/05/2016 21:52 EDT | Actualisé 21/05/2017 01:12 EDT

Pérou: Keiko Fujimori nie toute implication dans du blanchiment d'argent

Keiko Fujimori, candidate à la présidence du Pérou, a rejeté vendredi des accusations la liant, elle et son entourage, au blanchiment d'argent et au trafic de drogue.

Mme Fujimori, 40 ans, fille de l'ancien président péruvien Alberto Fujimori, réagissait à la publication le même jour par un quotidien de Lima d'un article sur l'existence d'une enquête de la justice péruvienne sur elle et sur son mari, l'Italo-américain Mark Villanella, enquête ouverte pour blanchiment présumé.

Les investigations concernant Mme Fujimori portent sur les fonds collectés pour sa campagne électorale, et celles qui concernent son mari portent sur l'achat de propriétés dans les environs de Lima.

Ces investigations ont été ouvertes sur la base de la plainte d'un citoyen qui se fondait sur des informations de presse.

Au cours d'une conférence de presse, Mme Fujimori a assuré que son parti, Fuerza Popular, une formation de droite, était financé "de manière transparente", et elle s'est dite "convaincue que cette enquête préliminaire sera abandonnée".

Elle a ajouté que les transactions effectuées par son mari étaient régulières et avaient été faites au prix du marché.

"On m'accuse, moi et mon mari, sur la base d'incriminations journalistiques", a souligné la candidate à la présidence péruvienne.

Keiko Fujimori est la fille d'Alberto Fujimori, président du Pérou de 1990 à 2000 et actuellement emprisonné pour corruption et crimes contre l'humanité.

Arrivée largement en tête du premier tour de l'élection présidentielle, le 10 avril, elle disputera le 5 juin le second tour face à Pedro Pablo Kuczinski, un économiste de centre droit. Les derniers sondages attribuent un léger avantage à Mme Fujimori.

Mercredi, Joaquin Ramirez, secrétaire général de Fuerza Popular, a annoncé qu'il se retirait provisoirement de cette fonction pendant qu'il était lui aussi l'objet d'une enquête pour blanchiment d'argent.

M. Ramirez, qui est l'un des financiers de la campagne de Mme Fujimori, a précisé qu'il se mettait en retrait pour ne pas gêner sa candidature.

Dernièrement sont parues dans la presse péruvienne des déclarations attribuées à un présumé collaborateur de la DEA, l'agence américaine de lutte contre la drogue, selon lequel M. Ramirez lui aurait dit que Mme Fujimori lui avait remis 15 millions de dollars afin qu'il blanchisse cet argent, lequel aurait été utilisé lors de sa première campagne électorale en 2011.

"C'est faux", a déclaré Mme Fujimori.

mav/ljc/fj/plh/jh