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21/05/2016 18:55 EDT | Actualisé 22/05/2017 01:12 EDT

Le chef des forces américaines au Moyen-Orient s'est brièvement rendu en Syrie (Centcom)

Le chef des forces américaines au Moyen-Orient, le général Joe Votel, s'est brièvement rendu en Syrie samedi pour rencontrer des forces spéciales américaines déployées sur place et des combattants locaux, a-t-on appris de source militaire américaine.

Le chef du Centcom, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient, était en Syrie samedi "pour préparer l'offensive sur Raqa", la bastion de l'EI dans le nord-est du pays, a tweeté Brett McGurk, l'envoyé spécial du président Barack Obama auprès de la coalition contre le groupe Etat islamique (EI).

Selon un porte-parole du Centcom, le général Votel "a rencontré des forces spéciales américaines travaillant avec les combattants arabes syriens, et des responsables des Forces démocratiques syriennes", une coalition menée par les milices kurdes syriennes qui combat l'EI en Syrie.

La visite est "terminée", a-t-il précisé.

Le Centcom n'a pas voulu donner de détails sur l'endroit où s'est rendu le général Votel pour sa visite.

Mais les forces spéciales américaines qu'il a rencontrées sont déployées dans le nord-est de la Syrie.

Le rôle de ces forces spéciales, au nombre de quelques centaines au maximum, est d'aider les groupes locaux et notamment les Forces démocratiques syriennes à s'organiser pour préparer l'offensive sur Raqa. Les 250 soldats américains supplémentaires annoncés par le président Obama le 25 avril ont commencé à arriver.

La prise de cette ville syrienne est avec la prise de Mossoul en Irak le grand objectif de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique, dirigé par le "calife" autoproclamé Abou Bakr al-Bagdadi.

Le général Votel est lui-même un officier des forces spéciales, qui commandait jusqu'au début de 2016 l'ensemble des forces spéciales américaines. Il est le plus haut gradé américain à s'être rendu en Syrie depuis le début du conflit.

Depuis le début de la révolte contre le pouvoir du président syrien Bachar al-Assad en mars 2011, la guerre a fait plus de 270.000 morts et jeté sur les routes des millions de personnes, provoquant une crise humanitaire majeure dans la région et en Europe.

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