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20/05/2016 05:42 EDT | Actualisé 20/05/2016 07:38 EDT

Salah Abdeslam ne s'est «pas exprimé» devant les juges français (VIDÉO)

Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos jihadistes du 13 novembre, a refusé de répondre aux questions du juge d'instruction qui l'interrogeait vendredi pour la première fois en France et l'audition est terminée, a-t-on appris de son avocat et du parquet de Paris.

"Salah Abdeslam a d'entrée de jeu fait valoir son droit au silence, en refusant de répondre aux questions du juge d'instruction", a déclaré le parquet.

"Il a également refusé de préciser les raisons le conduisant à faire un tel usage de son droit au silence. Il a refusé de la même façon de confirmer les déclarations qu'il avait précédemment faites devant les policiers et devant le juge d'instruction belges", a-t-il ajouté.

Salah Abdeslam est le seul suspect entre les mains de la justice française à être directement lié aux attentats de Paris, qui ont fait 130 morts.

"Il n'a pas souhaité s'exprimer aujourd'hui" et a indiqué "qu'il le ferait plus tard", a déclaré pour sa part à l'AFP l'un de ses avocats, Frank Berton. "Il a souhaité faire usage de son droit au silence, il faut lui laisser du temps", a-t-il ajouté.

Selon le parquet, Salah Abdeslam n'a toutefois fait aucune promesse pour la suite et n'a pas pris l'engagement de s'exprimer dans l'avenir.

"Il a refusé de confirmer s'il répondrait dans le futur, nonobstant les promesses qu'il avait faites et que le juge lui a rappelé", a également expliqué un avocat de parties civiles, Olivier Morice.

"C'est une attitude parfaitement scandaleuse. Tant Salah Abdeslam que ses conseils continuent d'exercer une forme de manipulation de l'opinion publique", a dénoncé Me Morice.

Le seul membre encore en vie des commandos jihadistes du 13 novembre était arrivé en début de matinée au palais de justice.

Le petit caïd radicalisé était devenu le fugitif le plus recherché d'Europe jusqu'à son arrestation le 18 mars à Bruxelles.

Son avocat déplore qu'il soit placé dans sa cellule de la prison de Fleury-Mérogis (en région parisienne) sous video-surveillance en permanence. "Il se sent épié 24H sur 24, ça ne le met pas dans de bonnes conditions", a expliqué Me Berton à la presse. L'avocat compte saisir le ministre de la Justice à ce sujet.

Quant à s'exprimer sur le dossier, Salah Abdeslam "est maître du moment où il choisira de parler", a-t-il souligné.

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