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20/05/2016 09:38 EDT | Actualisé 21/05/2016 08:05 EDT

Ce que l'on sait de l'avion d'EgyptAir Paris-Le Caire tombé en Méditerranée jeudi

Christian Hartmann / Reuters
The EgyptAir plane assuring the following flight from Paris to Cairo, after flight MS804 disappeared from radar, taxies on the tarmac at Charles de Gaulle airport in Paris, France, May 19, 2016. REUTERS/Christian Hartmann

Un avion de la compagnie EgyptAir reliant Paris au Caire avec 66 personnes à bord, dont 30 Egyptiens et 15 Français, s'est abîmé jeudi en Méditerranée après avoir disparu des écrans radar pour une raison encore indéterminée. Des débris ont été retrouvés au large d'Alexandrie.

Voici ce que l'on sait:

- L'appareil, un Airbus A320, était passé mercredi par l'Erythrée, l'Egypte et la Tunisie, selon le site spécialisé FlightRadar24. Il avait démarré sa journée à Asmara, où il était arrivé la veille du Caire. Il a regagné la capitale égyptienne dans la nuit, puis est reparti tôt le matin pour Tunis. Après seulement une heure et deux minutes d'escale, il est revenu au Caire en début d'après-midi. Son escale au Caire a duré moins de deux heures, puis il a redécollé pour Roissy-Charles de Gaulle où il a atterri à 21H55. Il est reparti de Paris peu après 23H00 et aurait dû atterrir au Caire jeudi à 03H05.

- L'appareil a disparu des radars grecs "vers 00H29 GMT (03H29 locales)", alors qu'il se trouvait dans l'espace aérien égyptien, a affirmé à l'AFP une source de l'aviation civile grecque, selon laquelle il est tombé au large de l'île grecque de Karpathos, entre Rhodes et la Crète.

- Selon le ministre grec de la Défense, l'avion, qui se trouvait à une altitude de 37 000 pieds (plus de 11 200 m), "a effectué un virage de 90 degrés à gauche puis de 360 degrés à droite en chutant de 37 000 à 15 000 pieds" avant de disparaître des radars.

- L'armée égyptienne a affirmé qu'aucun "message de détresse" n'avait été reçu.

- Le pilote n'avait signalé "aucun problème" aux contrôleurs aériens grecs lors de sa dernière conversation à "à peu près 00H05 GMT", selon l'aviation civile grecque.

- Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français a confirmé "qu'il y a eu des messages Acars (Aircraft Communication Addressing and Reporting System) émis par l'avion indiquant qu'il y a eu de la fumée en cabine peu avant la rupture des transmissions de données", a déclaré un porte-parole à l'AFP. Les enquêteurs de l'aviation civile française ont toutefois jugé qu'il était trop tôt pour interpréter ces éléments et la France a estimé que tous les scénarios restaient envisagés.

- Des médias grecs ont indiqué, sans que cela soit confirmé officiellement, qu'un bateau naviguant dans la zone aurait vu une boule de feu dans le ciel.

- "Un membre humain, deux sièges et une ou plusieurs valises" ont été retrouvés en mer, a indiqué le ministre grec de la Défense, confirmant une annonce de l'armée égyptienne qui a affirmé vendredi avoir "trouvé des effets personnels des passagers et des débris de l'appareil à 290 km au nord d'Alexandrie". Des satellites ont par ailleurs détecté une possible nappe de pétrole "à environ 40 kilomètres" de l'endroit où l'avion a disparu, selon l'agence spatiale européenne (ESA).

- La ou les causes restent inconnues. Le ministre égyptien de l'Aviation civile a estimé jeudi que l'hypothèse d'une "attaque terroriste" était "plus probable" que celle d'une défaillance technique pour expliquer le crash. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, avait affirmé vendredi matin que "toutes les hypothèses sont examinées mais aucune n'est privilégiée, car nous n'avons absolument aucune indication sur les causes".

- Trois agents français du Bureau d'enquête et d'analyse (BEA) et un conseiller technique d'Airbus sont au Caire où ils attendent les premiers débris et éventuellement les enregistreurs de vol.

- La France a dépêché un patrouilleur de haute mer de la Marine nationale avec à son bord une équipe d'expertise judiciaire et des équipements destinés à la recherche des boîtes noires. Le navire sera d'ici deux à trois jours sur la zone du crash présumée.

- L'appareil transportait 56 passagers, dont un petit garçon et deux bébés, ainsi que sept membres d'équipage et trois officiers de sécurité, selon Egyptair. Trente Egyptiens, quinze Français, un Britannique, un Canadien, un Belge, un Portugais, un Algérien, un Soudanais, un Tchadien, deux Irakiens, un Saoudien et un Koweïtien se trouvaient à bord.

- Cet Airbus A320 avait été livré à EgyptAir en novembre 2003, selon Airbus. Il avait accumulé 48 000 heures de vol, ce qui est relativement peu.

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