NOUVELLES
19/05/2016 09:25 EDT | Actualisé 20/05/2017 01:12 EDT

Une Journée à Cannes: Dolan en mode hystérique, Iggy Pop en mode rock

Voici les femmes, les hommes, les films qui ont marqué la huitième journée de la compétition du 69e Festival de Cannes, jeudi:

Les femmes

- Nathalie Baye, en mère volubile et maquillée comme une voiture volée dans "Juste la fin du monde" de Xavier Dolan en compétition pour la Palme d'or. C'est la seconde fois que l'actrice française joue le rôle d'une mère dans un film du jeune prodige canadien après "Laurence Anyways" en 2012.

- Marion Cotillard. Bis sur le tapis rouge pour la star française. Après "Mal de pierres" dimanche de Nicole Garcia, la star française remonte les marches après une prestation remarquée dans le film de Dolan, en belle-soeur coincée et attendrissante qui a du mal à trouver ses mots.

- Maria Dragus. La jeune Roumaine, née en 1994, joue la fille d'un père prêt à tout pour que celle-ci puisse entrer à l'université. La jeune fille blonde a joué dans "Le Ruban blanc" de Michael Haneke (2009) alors qu'elle était encore étudiante à Dresde.

Les hommes

- Le Canadien Xavier Dolan, deux ans après avoir décroché le prix du jury pour "Mommy", est de retour en compétition avec "Juste la fin du monde", un huis clos familial en mode hystérique. L'enfant terrible du cinéma, signe à 27 ans seulement son 6e long métrage, accueilli par des applaudissements mais aussi quelques huées lors de la projection de presse. Le Guardian britannique a salué "une évocation brillante, stylisée" du conflit familial tandis que Première y voyait un huis clos "étouffant et ennuyeux".

- Cristian Mungiu est aussi entré dans la course pour la Palme d'or avec "Baccalauréat", l'occasion pour le cinéaste roumain de se pencher sur les compromissions et la corruption dans la société roumaine à travers l'histoire d'un père, prêt à tout pour que sa fille puisse entrer à l'université. Un film bien accueilli sur la Croisette. Mungiu a reçu la Palme d'or 2007 pour "4 mois, 3 semaines, 2 jours", avant le prix du scénario pour "Au-delà des collines" en 2012.

- Jim Jarmusch et Iggy Pop, punks jusqu'au bout des doigts, ils ont fait souffler un vent de rock sur Cannes, avec "Gimme Danger", un documentaire en forme de "lettre d'amour" du réalisateur américain à son ami, légende vivante de la musique.

L'histoire du jour

En 1973, William Friedkin a réalisé le film culte "L'Exorciste". 43 ans après, le réalisateur américain a affirmé avoir récemment "filmé et photographié" un exorcisme, ce que "personne n'avait fait auparavant". "C'est la première fois que je le dis publiquement: j'ai été invité par l'exorciste du Vatican à filmer et à photographier un véritable exorcisme, chose que peu de gens ont vue, et que personne n'avait jamais faite auparavant", a déclaré William Friedkin, 80 ans, venu animer une leçon de cinéma au Festival de Cannes.

Joint par l'AFP, le Vatican a cependant déclaré "ne pas avoir d'exorciste" et "ne pas faire ce type d'invitation". "Les gens confondent souvent une initiative, organisation ou personne catholique avec le Vatican", a commenté le Saint Siège.

L'avis des critiques

"Toni Erdmann", comédie allemande drôle et attachante de Maren Ade conserve son titre de grand favori du palmoscope cannois. Les projections mercredi de "La Fille inconnue" des frères Dardenne a laissé froids les critiques, ne déclenchant l'enthousiasme parmi les médias français que des magasines Télérama, Les inRocKs et du quotidien Le Parisien. "Ma'Rosa" du Philippin Brillante Mendoza, cri contre la corruption, n'a pas plus convaincu. "Aquarius" du Brésilien Kleber Mendonça Filho, sur les excès du capitalisme à travers le portrait d'une femme libre, fait figure d'outsider, tout comme "Sieranevada", drame familial du Roumain Cristi Puiu.

bur-jfg/fmi/cam