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19/05/2016 18:23 EDT | Actualisé 20/05/2017 01:12 EDT

Rapt de masse au Nigeria: l'indignation reste vive chez les proches des victimes

LAGOS, Nigéria — Des travailleurs humanitaires et les proches des jeunes filles kidnappées par le groupe islamiste radical Boko Haram en 2014 ont dénoncé la façon dont le gouvernement et l'armée du Nigeria ont réagi dans la foulée de la fuite d'une première victime plus tôt cette semaine.

Mardi dernier, cette évasion a suscité de la joie et de l'espoir.

Par contre, elle a aussi fait monter d'un cran la pression exercée sur le gouvernement du président Muhammadu Buhari pour qu'il se porte à la rescousse des quelque 200 autres élèves ayant été enlevées lors d'un rapt à large échelle qui avait suscité l'indignation de la communauté internationale.

Dès jeudi, ce chef d'État a eu l'occasion de rencontrer Amina Ali Nkeki qui a été retrouvée en train d'allaiter son poupon de quatre mois à proximité d'une forêt reconnue comme étant le bastion de Boko Haram.

Également jeudi, une autre jeune fille, qui aurait elle aussi été enlevée par Boko Haram, aurait été sauvée, selon un porte-parole de l'armée, le colonel Sani Kukasheka Usman.

Cependant, cette information n'a pas encore pu être confirmée de manière indépendante.

En soirée, une quarantaine de personnes ont participé à une manifestation bruyante à Abuja pour exiger que les autres élèves kidnappées par Boko Haram ne tombent pas dans l'oubli.

Cette initiative n'avait rien de nouveau. D'autres événements du même genre ont été organisés sur une base hebdomadaire dans cette même ville depuis les enlèvements remontant au mois d'avril 2014.