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19/05/2016 00:34 EDT | Actualisé 19/05/2017 01:12 EDT

Le FMI juge bonnes mais insuffisantes les réformes économiques saoudiennes

Le Fonds monétaire international (FMI) a pris note d'"une accélération significative" du rythme des réformes destinées à réduire la dépendance de l'économie saoudienne du pétrole mais a estimé que plus de mesures sont nécessaires pour juguler le déficit budgétaire.

L'Arabie saoudite a connu au cours des 12 derniers mois une "accélération significative des réformes", a souligné jeudi le FMI dans un communiqué à la suite d'une visite de ses experts dans le royaume.

Selon l'institution internationale, le plan "Vision 2030" annoncé par Ryad vise à transformer à long terme l'économie du pays, en la diversifiant, en réduisant sa dépendance du pétrole et en stimulant le rôle du secteur privé entre autres.

Ce plan lancé par le vice-prince héritier Mohammed ben Salmane prévoit de mettre en place un fond souverain de 2.000 milliards de dollars ((1.777 milliards d'euros) et de céder moins de 5% du géant pétrolier Aramco.

"La politique financière de l'Arabie saoudite a été adaptée de manière appropriée à la chute des prix du pétrole", écrit le FMI en se félicitant des mesures de réduction des dépenses publiques et de l'augmentation des prix des carburants.

Mais il estime que d'autres mesures sont nécessaires pour baisser le déficit budgétaire évalué cette année à 14% du PIB.

"La consolidation budgétaire nécessite plus d'ajustements des prix des carburants, un contrôle plus ferme des dépenses et plus d'accroissements des revenus non-pétroliers", ajoute le FMI.

L'institution monétaire se félicite de l'introduction envisagée à partir de 2018 de la TVA et de toute autre taxe.

En 2015, l'Arabie saoudite a enregistré un déficit budgétaire record de 98 milliards de dollars et projette un déficit de 87 milliards de dollars cette année.

Le FMI a estimé, d'autre part, que l'indexation du riyal sur le dollar continue de bénéficier à l'Arabie saoudite compte-tenu de sa structure économique.

En raison du sévère impact de la chute des prix du pétrole sur l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, les agences d'évaluation monétaire ont abaissé sa note souveraine.

Le baril de pétrole a perdu plus de 50% depuis qu'il a commencé à chuter à la mi-2014.

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