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19/05/2016 15:34 EDT | Actualisé 20/05/2017 01:12 EDT

Colombie: 170 mineurs encore dans la guérilla des Farc, selon le gouvernement

Environ 170 adolescents de moins de 18 ans sont encore dans la guérilla des Farc, qui s'est engagée à les libérer bientôt dans le cadre du processus de paix avec le gouvernement, a annoncé jeudi le ministre de la Défense, Luis Carlos Villegas.

"Les données dont nous disposons montrent qu'environ 170 (mineurs), peut-être davantage, sont à ce jour aux mains des Farc", a déclaré M. Villegas lors d'une intervention officielle à Bogota.

Le gouvernement du président Juan Manuel Santos et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), qui sont dans la dernière ligne droite de pourparlers menés depuis plus de trois ans, ont annoncé jeudi avoir convenu d'un protocole pour la sortie d'un premier groupe de 21 jeunes de moins de 15 ans des rangs de la principale guérilla du pays, avant de préparer celle des autres mineurs.

"L'histoire du recrutement des mineurs pendant le conflit colombien est une histoire triste, qui heureusement est sur le point de s'achever du côté des Farc", a ajouté le ministre de la Défense.

Cette guérilla n'a pour sa part pas communiqué de chiffres sur le nombre de mineurs parmi ses troupes, qui comptent quelque 7.000 combattants armés, selon les autorités.

Quelque 6.000 enfants et adolescents sortis des rangs des groupes armés illégaux au cours des 17 dernières années, 60% venant des Farc, selon des chiffres officiels.

En février 2015, les Farc avaient annoncé la suspension du recrutement des mineurs de 17 ans, puis un an plus tard l'a élargi au moins de 18 ans, âge de la majorité légale en Colombie.

Les négociateurs d'un éventuel accord de paix définitif ont encore à négocier un cessez-le-feu bilatéral et le désarmement des guérilleros, le dernier point à l'agenda des négociations étant le mécanisme d'approbation de l'accord, le président Santos arguant pour un plébiscite, les Farc pour une Assemblée constituante.

Le conflit armé colombien, issu dans les années 60 d'insurrections paysannes réclamant une plus juste répartition des terres, a impliqué au fil des décennies guérillas d'extrême-gauche, paramilitaires d'extrême-droite et forces armées, et a fait à ce jour au moins 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,8 millions de déplacés.

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