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19/05/2016 12:03 EDT | Actualisé 20/05/2017 05:12 EDT

Ce que l'on sait de l'avion d'Egyptair Paris-Le Caire disparu

Un avion de la compagnie EgyptAir reliant Paris au Caire avec 66 personnes à bord, dont 30 Egyptiens et 15 Français, s'est abîmé jeudi en Méditerranée après avoir disparu des écrans radar pour une raison encore inconnue.

Voici ce que l'on sait de cette disparition:

- L'appareil, un Airbus A320, était passé mercredi par l'Erythrée, l'Egypte et la Tunisie, selon le site internet FlightRadar24. Il avait commencé sa journée à Asmara, où il était arrivé mardi soir du Caire. Il a décollé à 1h30 heure locale pour regagner Le Caire où il a atterri deux heures et 32 minutes plus tard. Ensuite il est reparti à 6h21 pour Tunis, un vol de trois heures et 12 minutes. Après seulement une heure et deux minutes d'escale, il est revenu au Caire à 13h17 à l'issue de deux heures et 24 minutes de trajet, toujours selon FlightRadar24. Son escale au Caire a duré moins de deux heures et il a redécollé pour Roissy-Charles de Gaulle où il a atterri à 19h55, heure française, selon ces registres. Il est reparti de la capitale française peu après 23h00 et devait atterrir au Caire jeudi matin à 03h05, heure de l'Égypte.

- L'appareil a disparu des radars grecs "vers 00h29", alors qu'il était dans l'espace aérien égyptien, a affirmé à l'AFP une source de l'aviation civile grecque, précisant qu'il était tombé au large de l'île grecque de Karpathos, entre Rhodes et la Crète.

- L'appareil transportait 56 passagers, dont un petit garçon et deux bébés, ainsi que sept membres d'équipage et trois officiers de sécurité, selon Egyptair, la compagnie nationale égyptienne. Trente Egyptiens, quinze Français, un Britannique, un Canadien, un Belge, un Portugais, un Algérien, un Soudanais, un Tchadien, deux Irakiens, un Saoudien et un Koweïtien se trouvaient à bord.

- Le ministre égyptien de l'Aviation civile a estimé que l'hypothèse d'une "attaque terroriste" était "plus probable" que celle d'une défaillance technique pour expliquer le crash. Selon lui, "la probabilité, la possibilité, d'une action à bord, d'une attaque terroriste, est plus élevée que celle d'une défaillance technique".

- L'armée grecque a indiqué à l'AFP que des débris qui pourraient être ceux de l'avion d'Egyptair ont été découverts au large de l'île grecque de Crète par un avion égyptien. "Des objets ont été localisés dans le sud-est de la Crète par un C-130 égyptien, dans une zone qui, du point de vue aérien, dépend de l'Egypte", a-t-elle précisé.

- Le président français François Hollande a indiqué qu'"aucune hypothèse n'est écartée". "Lorsque nous aurons la vérité, nous devrons en tirer toutes les conclusions, que ce soit un accident ou une autre hypothèse que chacun a à l'esprit, peut-être une hypothèse terroriste", a-t-il déclaré.

- Le pilote n'avait signalé "aucun problème" aux contrôleurs aériens grecs lors de sa dernière conversation "à peu près 00H05", selon l'aviation civile grecque. Il était même "de bonne humeur et a remercié ses interlocuteurs en grec", a précisé son chef Constantin Litzerakos.

- Selon le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos, à 00h37, l'avion, qui se trouvait à une altitude de 37 000 pieds (plus de 11 200 m), "a effectué un virage de 90 degrés à gauche puis de 360 degrés à droite en chutant de 37 000 à 15 000 pieds" avant de disparaître des radars.

- Des médias grecs ont indiqué qu'un bateau naviguant dans la zone aurait vu une boule de feu dans le ciel, une information qui n'a pas été confirmée officiellement.

- L'appareil, immatriculé SU-GCC, portait le numéro de série 2088 et avait été livré à EgyptAir à la sortie de la ligne de production, en novembre 2003, selon Airbus. Il avait accumulé 48 000 heures de vol environ.

- Des informations contradictoires ont été données au Caire sur l'envoi d'un appel d'urgence par l'équipage. L'armée a finalement affirmé qu'aucun "message de détresse" n'avait été reçu, infirmant ainsi une information d'EgyptAir.

Galerie photo Disparition du vol Egyptair Voyez les images


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