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19/05/2016 03:49 EDT

Cannes 2016: Dolan est persuadé que son film plaira malgré les critiques mitigées

Juste la fin du monde est le meilleur film de Xavier Dolan. Du moins, c'est l'avis du cinéaste lui-même.

Le jeune cinéaste québécois présentait son film, jeudi, dans le cadre de la compétition officielle du Festival de Cannes.

Jusqu'ici, le long métrage a reçu un accueil mitigé des journalistes et spectateurs, qui avaient réservé à Mommy, son premier film en compétition officielle à Cannes, un accueil beaucoup plus enthousiaste en 2014.

Xavier Dolan ne s'en fait pas outre mesure et a dit espérer que le temps vaudra des éloges au long métrage.

"On est à Cannes, tous les films divisent. C'est arrivé dans le passé pour Laurence Anyways, pour Les amours imaginaires, pour J'ai tué ma mère aussi, a-t-il énuméré en conférence de presse. Certains films sont très bien reçus, d'autres le sont un peu moins. Je ne suis pas nécessairement inquiet."

Juste la fin du monde est une adaptation de la pièce du dramaturge français Jean-Luc Lagarce, mort en 1995. L'oeuvre illustre le retour d'un homme dans son village natal pour annoncer sa mort prochaine aux membres de sa famille.

Le film met en vedette une distribution prestigieuse qui réunit les acteurs français Gaspard Ulliel, Nathalie Baye, Vincent Cassel, Léa Seydoux et Marion Cotillard.

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En conférence de presse, les acteurs n'ont pas tari d'éloges pour le travail du jeune Québécois, qui possède une méthode de travail qui lui est particulière.

"Il est très proche (des acteurs), il est sur le plateau avec nous. Il nous donne tout au moment où on joue la scène, ce qui nous donne évidemment envie de tout lui donner", a confié Marion Cotillard.

"Il est sans cesse présent, c'est comme s'il jouait avec nous. Il est aux aguets du moindre frémissement, du moindre friselis, il essaie de capter le moindre souffle, la moindre respiration et on a l'impression d'avoir accès à une sorte de sismographe du sentiment, de l'émotion", a pour sa part illustré Gaspard Ulliel.

Le vétéran Vincent Cassel, lui, s'est dit impressionné par la préparation du Québécois, par sa minutie, qui permettait malgré tout aux acteurs de jouer en toute liberté.

"Voilà quand même un metteur en scène qui, il y a un an, nous montrait les plans du film, dans le décor, avec des doublures qui avaient nos costumes, alors qu'on avait à peine lu le script, s'est-il exclamé. Tout était préparé, tout était cadré même, la lumière était faite, on n'avait plus, en tant qu'acteur, qu'à venir sur le plateau et éventuellement dire le texte. Mais, alors que tout est tellement cadré, tout est tellement préparé, finalement, il y a beaucoup de liberté sur le plateau."

Pour Xavier Dolan, il n'y a pas de doute, Juste la fin du monde est son meilleur film, son long métrage le plus complet.

"Je ne le préfère pas pour des raisons sentimentales. Je le préfère parce que je connais les films que j'ai faits et je connais les erreurs que j'ai faites, et ce qui est intéressant à chaque film, c'est d'essayer de ne pas les reproduire."

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