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19/05/2016 09:40 EDT | Actualisé 20/05/2017 01:12 EDT

Attentats de Bruxelles: une reconstitution organisée dans l'une des planques (parquet)

Les enquêteurs belges ont procédé jeudi à une reconstitution dans une habitation de Schaerbeek, dans l'agglomération bruxelloise, d'où sont partis le 22 mars trois jihadistes, dont deux se sont fait exploser à l'aéroport international de Bruxelles, a indiqué le parquet fédéral belge.

Cette reconstitution sous haute surveillance, qui a duré environ deux heures, "s'est déroulée sans incident", a expliqué dans un court communiqué le parquet, en expliquant que "dans l'intérêt de l'enquête en cours, aucun détail ne sera donné sur le déroulement ou les résultats" de cette opération.

La rue Max Roos, à Schaerbeek, avait été interdite au public par un important dispositif policier, a constaté une journaliste de l'AFP.

C'est d'un appartement situé dans cette rue que les trois assaillants étaient partis le 22 mars au petit matin en taxi, en direction de l'aéroport de Bruxelles, où deux d'entre eux, Najim Laachroui --possible artificier des attentats du 13 novembre à Paris-- et Ibrahim el-Bakraoui, se sont fait exploser.

Mohamed Abrini, un Belge d'origine marocaine âgé de 31 ans, avait reconnu le 9 avril, au lendemain de son arrestation à Bruxelles, être le troisième homme --dit "l'homme au chapeau"-- accompagnant les deux kamikazes de l'aéroport.

Selon des médias belges, un homme au visage dissimulé, qui pourrait être ce même Mohamed Abrini, a quitté l'appartement encadré par des policiers à l'issue de la reconstitution.

Les attentats du 22 mars à Bruxelles ont fait 32 morts au total: 16 à l'aéroport et 16 dans la station de métro Maelbeek, au coeur du quartier européen de la capitale belge, et plus de 300 blessés.

Mohamed Abrini est en détention provisoire en Belgique pour sa participation à cette attaque, mais il est également accusé dans le dossier des attentats du 13 novembre dans la capitale française.

Possible logisticien, il a été filmé en compagnie de Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats de Paris, dans une station-service de l'Oise (nord de Paris) dans la voiture qui servira à convoyer les kamikazes au Stade de France (banlieue parisienne) deux jours plus tard.

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