NOUVELLES
19/05/2016 10:41 EDT | Actualisé 20/05/2017 01:12 EDT

Aide à mourir: les libéraux rateront visiblement l'échéance du 6 juin

OTTAWA — Tout porte à croire que le gouvernement ratera l'échéance du 6 juin imposé par la Cour suprême du Canada (CSC) dans son jugement sur l'aide médicale à mourir.

Jeudi, les débats sur la bousculade de la veille occupaient tout le temps aux Communes, plutôt que C-14, le projet de loi libéral sur l’aide médicale à mourir.

Les troupes de Justin Trudeau espéraient initialement un vote sur C-14 en troisième lecture en fin de journée jeudi, afin que le Sénat puisse à son tour se pencher sur cet enjeu. Or, les débats sur l'incident survenu entre M. Trudeau et la néo-démocrate Ruth Ellen Brosseau la veille avaient préséance sur le projet de loi, car il s'agit d'une question dite «de privilège» d'un député.

Comme le Parlement ne peut voter le vendredi et que la semaine prochaine en est une de relâche parlementaire, les députés ne pourront se prononcer sur la question avant la semaine du 30 mai.

Il ne restera alors qu'une petite semaine avant la date butoir du 6 juin, ce qui est bien peu de temps pour que la chambre haute étudie la question.

Le projet de loi a été malmené par l'opposition et de nombreux groupes de pression. Jeudi, les députés néo-démocrates Murray Rankin et Brigitte Sansoucy, qui siégeaient tous deux au sein du comité responsable d'étudier plus en profondeur C-14, ont indiqué qu'ils allaient voter contre le projet de loi et que le reste du caucus néo-démocrate pourrait faire de même.