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19/05/2016 12:15 EDT | Actualisé 20/05/2017 01:12 EDT

5 romans noirs intemporels à lire ce printemps

Les Printemps meurtriers, le festival de littérature policière de Knowlton (du 19 au 22 mai 2016), fête son cinquième anniversaire cette année. Pour souligner l'occasion, nous avons demandé aux cinq finalistes du prix Tenebris 2016, dont le lauréat sera dévoilé lors de la soirée de clôture du festival, de nous suggérer chacun un polar à lire absolument. Et, qui l'eût cru, Victor Hugo se retrouve dans la liste!

1. LUC CHARTRAND (en lice pour L'affaire Myosotis, Québec Amérique)

a choisi Yeruldelgger, de Ian Manook (Albin Michel)

Un polar qui nous fait voyager en Mongolie avec un policier qui voit sa culture balayée par les vents de la mondialisation et de la corruption qui, chez lui, prennent un visage tantôt chinois, tantôt coréen. Une aventure universelle.

2. PATRICK SENÉCAL (en lice pour Faims, Alire)

a choisi Mystic River, de Dennis Lehane (Rivages)

Un polar d'une grande et profonde humanité, très noir, sur la fatalité du mal qui nous ronge et sur les conséquences des blessures de l'enfance. Une construction psychologique d'une perfection douloureuse.

3. IAN MANOOK (en lice pour Les temps sauvages, Albin Michel)

a choisi Les misérables, de Victor Hugo

Ce roman contient tout ce qui, selon moi, fait un bon roman noir. L'injustice sociale, la dérive des destins, la mort et la vengeance, l'hypothétique rédemption, l'obstination policière, l'acharnement de la justice. Et puis surtout le souffle épique de la narration qui ne s'économise aucune grandeur.

4. JACQUES SAUSSEY (en lice pour La Pieuvre, éditions du Toucan)

a choisi Gataca, de Franck Thilliez

Il y a beaucoup de bons, de très bons polars. Mais parmi ceux-là, il y a les romans qui vous hantent longtemps après que vous les ayez refermés, à cause de l'humanité du drame qui se joue entre leurs pages. Un drame qui vous prend à la gorge, qui vous noue les tripes et le cerveau parce que l'auteur l'a rendu tellement réel que vous l'avez vécu comme si vous faisiez vous-même partie de l'histoire... Gataca, de Franck Thilliez, en est à mon avis l'un des meilleurs exemples.

5. ISABELLE GAGNON (en lice pour Du sang sur mes lèvres, Héliotrope)

a choisi Le dahlia noir, de James Ellroy (Rivages)

Pour moi, un des plus grands romans américains du 20e siècle. Une descente dans les bas fonds d'une Amérique impitoyable. L'auteur utilise son vécu, le mélange à un fait divers marquant des années 1950 et nous livre un récit d'un réalisme terrifiant.