DIVERTISSEMENT
18/05/2016 05:57 EDT

Deux ans après «La Voix», Mélina Laplante chante à la Place des Arts (ENTREVUE)

Nicolas Blais

Parfaitement consciente du défi à relever pour se démarquer des quelque 200 chanteurs vus en auditions à La Voix depuis quatre ans, des dizaines d’ex-Star académiciens et des nombreux autres artistes qui veulent leur place sous le soleil, Mélina Laplante revient à l’avant-plan avec un spectacle de compositions originales, le 20 mai, dans le cadre des Week-ends de la chanson Québécor.

Membre de l’équipe de Marc Dupré en 2014, choix du public pour son interprétation poignante d’If I were a boy de Beyonce, avant d’être éliminée en quarts de finale, la jeune femme affirme qu’elle n’est plus du tout la même.

« Ça ne fait pas si longtemps, mais j’ai beaucoup changé depuis mes 19 ans. J’ai terminé ma formation en chant pop à Marie-Victorin et j’ai énormément réfléchi après mon passage à La Voix. J’ai entrepris un grand cheminement pour définir mon son et confirmer si je voulais faire ça dans la vie. »

La réponse? « On la définit juste en continuant. Je pourrais faire autre chose dans un an. Mais j’adore chanter, composer et me présenter sur scène. C’est un thrill à vivre. Quand je sors de scène, j’en veux toujours plus! »

Néanmoins, la chanteuse a eu besoin d’un temps pour se remettre de l’expérience à La Voix. « Pendant quelques mois, on était à la télé devant des millions de téléspectateurs, les médias parlaient de nous chaque semaine, notre visage se retrouvait dans les revues, les médias sociaux étaient complètement fous, et puis, du jour au lendemain, c’est retombé. Évidemment que c’était le fun, mais ce n’était pas la vraie vie. La Voix est une super aventure pour apprendre sur le milieu du showbiz et se faire de bons contacts, mais après coup, j’ai eu besoin d’un retour aux sources. »

En plus de conclure son parcours académique, de participer à des événements-bénéfices et d’être invitée à chanter avec Marc Dupré, Mélina Laplante a plongé à fond dans le processus créatif, confirmant au passage sa signature musicale.

«Je mets énormément d’émotions et de nuances dans mes interprétations et j’aime créer une atmosphère très connectée au texte, en faisant attention pour que chaque note soit dans le bon esprit. D’un point de vue vocal, je suis une grande admiratrice de Whitney Houston. Et quand Adele est apparue dans le paysage artistique, j’ai vu qu’il y avait de place dans le monde pour mon genre de musique.»

Écrivant principalement sur l’amour et la famille, la créatrice semble avoir un parti pris pour les textes racontant la vie d’autrui.

«Je préfère me mettre dans la peau d’une personne ou m’inspirer de ce qui se passe autour de moi. Je trouve ça intimidant de partir de soir et de se mettre à nu émotivement. Mais récemment, j’ai composé une chanson très personnelle et j’ai réalisé à quel point c’était puissant de parler de ses propres émotions.»

Le 20 mai, la jeune artiste dévoilera plusieurs de ses chansons pour la première fois. «J’ai joué quelques compositions dans un spectacle en mars dernier, mais depuis, je suis dans un sprint de création avec mon guitariste Olivier Boyer-Masutti. Ce sera la première fois que je vais jouer ces nouvelles chansons-là. C’est hyper stressant.»

Accompagnée d’une choriste, d’un batteur, d’un bassiste, d’un guitariste et d’un altiste, elle interprétera aussi quelques reprises: l’incontournable If I were a boy, des chansons d’Annie Villeneuve, de Mélanie Renaud et de plusieurs autres artistes.

À la fin de l’été ou à l’automne, elle prévoit aussi enregistrer son premier album EP. D’ici là, le public pourra la (re)découvrir à la salle Claude-Léveillée de la Place des arts, le 20 mai 2016.

INOLTRE SU HUFFPOST