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17/05/2016 05:34 EDT | Actualisé 18/05/2017 01:12 EDT

Venezuela : l'opposition appelle à ne pas respecter l'"état d'exception"

Un des chefs de l'opposition vénézuélienne, Henrique Capriles, a appelé mardi les Vénézuéliens à ne pas respecter l'"état d'exception" décrété par le président Nicolas Maduro afin d'étendre ses pouvoirs en matière sécuritaire, à la veille d'une manifestation pour exiger son départ.

Le Parlement du Venezuela, où l'opposition est majoritaire, doit débattre mardi de cette décision du gouvernement d'accroître pendant 60 jours ses prérogatives dans les domaines du maintien de la sécurité et de la distribution alimentaire et énergétique.

"Si l'Assemblée nationale rejette ce décret, nous serons, nous Vénézuéliens, dans l'obligation d'ignorer ce décret", a déclaré Henrique Capriles, candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2013 face à Nicolas Maduro, dans un entretien radiophonique.

Coupures d'électricité quotidiennes, pillages de commerces, pénuries et lynchages : le Venezuela, malgré ses immenses réserves pétrolières, sombre chaque jour un peu plus dans la crise politique, économique et sociale depuis la victoire d'une coalition d'opposition aux élections législatives, fin 2015.

Le bras de fer entre chavistes (du nom du président défunt Hugo Chavez, au pouvoir de 1999 à 2013 et mentor de Nicolas Maduro) et antichavistes s'est intensifié depuis que l'opposition a collecté début mai 1,8 million de signatures pour déclencher le processus en vue d'organiser un référendum destiné à révoquer le président, qu'elle espère organiser d'ici à fin 2016.

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