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17/05/2016 06:19 EDT | Actualisé 18/05/2017 01:12 EDT

USA: un Ukrainien reconnaît avoir piraté des publications de sociétés

Un ressortissant ukrainien a reconnu devant la justice américaine avoir piraté en 2013 des publications de sociétés qui ont permis à des traders de réaliser illégalement environ 30 millions de dollars de profits.

Vadym Iermolovych, 28 ans, a plaidé coupable lundi d'usurpation d'identité, d'association de malfaiteurs en vue de commettre une fraude à distance et un acte de piraterie, devant la juge Madeline Cox Arleo, du tribunal fédéral de Newark, dans le New Jersey (est).

Dix personnes ont été inculpées dans le cadre de l'enquête, qui porte sur des faits intervenus entre 2010 et 2015.

Missionnés par des traders, les pirates ont réussi à pénétrer dans les systèmes de trois grandes sociétés de communication d'entreprise, Marketwired, PR Newswire et Business Wire et à en extraire, avant publication officielle, des communiqués de dizaines de sociétés.

Ils ont ensuite donné accès à ces informations privilégiées aux traders, qui ont pu réaliser des transactions pour tirer partie des évolutions probables de cours consécutives aux publications.

Au total, les opérateurs de marché ont réalisé quelque trente millions de dollars de gains.

Parmi les centaines de sociétés concernées, l'enquête a mis en évidence Hewlett Packard, Home Depot ou Caterpillar.

Vadym Iermolovych a lui admis des faits intervenus entre janvier et mars 2013, concernant la société PR Newswire.

Il a reconnu avoir récupéré les codes d'accès d'employés de PR Newswire depuis un réseau social.

Le chef de fraude à distance est passible d'une peine de vingt ans d'emprisonnement ainsi que d'une amende de 250.000 dollars ou équivalent au double du gain réalisé.

La piraterie est passible de cinq ans d'emprisonnement et l'usurpation d'identité de deux ans.

Le principe du plaider-coupable permet d'éviter un procès et de passer directement au jugement. La décision sera rendue le 22 août.

En 2005, une société estonienne et plusieurs de ses employés avaient été mis en cause par la justice américaine pour avoir dérobé des communiqués de sociétés avant leur publication sur le site Business Wire.

tu/bdx