NOUVELLES
17/05/2016 12:02 EDT | Actualisé 18/05/2017 01:12 EDT

Procès en Arabie pour espionnage au profit de l'Iran: "parodie de justice", selon HRW

Un procès en Arabie saoudite de 32 hommes, presque tous chiites, accusés d'espionnage au profit de l'Iran constitue une "parodie de justice", a affirmé mardi Human Rights Watch.

Selon l'ONG basée à New York, les accusés sont un Iranien, un Afghan et 30 Saoudiens, tous membres de la minorité chiite du pays sauf un.

Citant un avocat qui s'est occupé de la défense des accusés jusqu'en mars, HRW indique que le procès de ces hommes a débuté en février.

"Il (l'avocat) pense que le timing du procès a un rapport avec les tensions actuelles entre l'Iran et l'Arabie saoudite", indique HRW dans un communiqué.

Ryad accuse régulièrement Téhéran d''ingérence" dans les affaires régionales alors que les deux poids lourds du Moyen-Orient soutiennent des camps opposés dans les conflits actuels en Syrie et au Yémen.

Les choses se sont envenimées lorsque Ryad a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran à la suite de l'incendie par des manifestants de sa mission diplomatique dans la capitale iranienne, début janvier.

Ils protestaient contre l'exécution en Arabie saoudite du dignitaire chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Dans son communiqué, HRW décrit le procès comme une "parodie de justice" qui bafoue les droits fondamentaux des accusés, les autorités judiciaires les empêchant de voir un avocat ou refusant de communiquer des documents de justice à la défense.

L'ONG affirme que le parquet a requis la peine de mort pour 25 des 32 accusés, qui sont tous détenus depuis 2013 sauf un. Les chefs d'accusation incluent notamment la "haute trahison" mais également des charges "qui ne constituent pas des crimes identifiables", comme "soutien à des manifestations", tentative de "propager la foi chiite" en Arabie saoudite et d'"altérer la réputation du royaume".

bur/hc/bpe/feb