NOUVELLES
17/05/2016 01:35 EDT | Actualisé 18/05/2017 01:12 EDT

Mozambique: une enseignante philippine tuée dans une attaque contre un bus

Une enseignante philippine a été tuée dimanche dans l'attaque d'un bus de voyageurs attribuée à la branche armée de la Renamo, le principal parti d'opposition, dans le centre du Mozambique, a-t-on appris mardi, auprès de la police locale.

"A Murrotone, près de Mocuba (centre) un bus de la compagnie Nagi est tombé dans une embuscade tendue par des hommes de la Renamo qui a causé la mort d'une étrangère et fait quatre blessés", a déclaré à l'AFP Ernesto Serrote, le porte-parole de la police locale.

"L'étrangère est originaire des Philippines", a t-il ajouté, une information confirmée mardi à l'AFP par l'ambassade mozambicaine en Afrique du Sud.

D'après le porte-parole de l'ambassade, Joselito Chad Jacinto, la victime est une professeure d'une quarantaine d'années qui travaillait au Mozambique.

Le lieu de l'attaque se trouve à proximité d'une base de la Renamo, d'après les médias locaux.

Les rebelles auraient fait signe au bus de s'arrêter mais le conducteur n'a pas obtempéré, ont rapporté des passagers interrogés par le quotidien CanalMoz.

Le même jour, à Zero, à plus d'une centaine de kilomètres du lieu de cette attaque, une autre embuscade contre un bus de la compagnie Nagi a fait six blessés, a ajouté le porte-parole de la police.

Samedi déjà, dans la province voisine de Manica, à Mossurize, des hommes de la Renamo ont attaqué un pick-up qui transportait des passagers, tuant une femme qui portait son enfant de quatre mois, qui est lui ressorti indemne, a rapporté lundi l'agence de presse mozambicaine AIM.

Ancienne rébellion de la guerre civile mozambicaine (1976-1992), la Renamo a repris les armes en 2013 pour contester la mainmise du parti au pouvoir, le Frelimo, sur l'Etat.

Le parti d'opposition conteste les élections présidentielle et législatives de 2014, remportées à nouveau par le Frelimo, et menace de prendre le pouvoir par la force dans le centre du pays, causant une intensification des affrontements entre les troupes gouvernementales et les rebelles ces derniers mois.

Depuis février, les rebelles attaquent les véhicules circulant sur les principaux axes du centre, en représailles à une vague d'assassinats contre les représentants locaux de la Renamo et qu'ils attribuent aux forces spéciales.

aba/pid/spb