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17/05/2016 10:54 EDT | Actualisé 18/05/2017 01:12 EDT

Le pétrole grimpe au plus haut de l'année à New York

Les cours pétroliers ont poursuivi leur ascension mardi à New York, profitant des prévisions d'une nouvelle baisse de la production américaine pour se hisser à leur plus haut niveau de l'année.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juin a gagné 59 cents à 48,31 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), son niveau de clôture le plus élevé depuis début octobre.

Les gigantesques feux de forêt au Canada "apportent un peu de soutien, tout comme le fait que la production baisse régulièrement depuis seize semaines aux Etats-Unis", ce qui fait émerger l'idée d'un rééquilibrage de l'offre et de la demande, a déclaré Oliver Sloup, chez iiTrader.com.

M. Sloup a remarqué que la tendance haussière, qui a fait bondir les cours de plus de 80% depuis leur étiage de février, semblait encore intacte.

"Mais on approche du seuil psychologique des 50 dollars où on pourrait bien voir les gens qui ont parié sur la hausse prendre leurs bénéfices", a ajouté M. Sloup, estimant en outre que, "à ce niveau de prix, la demande pourrait faiblir".

Le WTI n'a plus fini la séance au-dessus des 50 dollars depuis le 21 juillet dernier.

Depuis le début du mois, les incendies autour de Fort McMurray, au Canada, ont contribué à resserrer les déséquilibres entre l'offre et la demande: "la mise à l'arrêt d'à peu près 1,2 million de barils par jour d'offre a été un facteur majeur", remarquait Tim Evans, chez Citi.

"Plusieurs milliers de travailleurs du secteur pétrolier ont dû être évacués de leurs bases de vie. C'est pourquoi il est probable qu'il faille un certain temps avant que la production de pétrole se normalise dans cette région", ont précisé les experts de Commerzbank.

Des troubles au Nigeria perturbent également la production de ce pays.

Plus généralement, les investisseurs "sont en train de réévaluer la situation de surproduction" qui plombe les cours depuis deux ans, a expliqué Mike Dragosits, chez RD Securities.

Les analystes de Barclays estimaient que le retour rapide de la production iranienne était désormais pleinement intégrée par le marché, qui du coup devenait plus réactif à des événements plus ponctuels comme les récents incendies dans la région des sables bitumineux canadiens, ou les incidents à répétition dans la région du golfe de Guinée.

"Ces perturbations imprévues viennent amortir l'effet de la reprise rapide des exportations iraniennes", écrivaient les analystes de Barclays.

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