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17/05/2016 04:11 EDT | Actualisé 18/05/2017 01:12 EDT

Le Canada participera aux discussions de Vienne sur la Syrie

Washington et Moscou ont invité le ministre des Affaires étrangères du Canada, Stéphane Dion, à se joindre aux discussions politiques et diplomatiques sur la Syrie qui visent à trouver une issue pacifique à la guerre civile qui ravage le pays depuis maintenant cinq ans.

M. Dion se joindra ainsi dès aujourd'hui à Vienne aux chefs de la diplomatie des États-Unis et de la Russie - respectivement John Kerry et Sergueï Lavrov - de même qu'à ceux des 17 autres États qui forment le Groupe international de soutien à la Syrie (GISS). Le groupe compte également des organisations.

Mis sur pied à l'automne 2015, le GISS tente de raviver les efforts de paix en Syrie et de trouver une solution diplomatique au conflit. « Je suis fier que le Canada soit maintenant membre du Groupe international de soutien à la Syrie, a déclaré le ministre Dion par voie de communiqué. Ensemble, nous pouvons et nous devons trouver une solution diplomatique à ce conflit. »

Réunis à Vienne, les ministres des Affaires étrangères tenteront de raffermir le fragile cessez-le-feu, qui a fréquemment été violé au cours des dernières semaines, et à améliorer le déploiement de l'aide humanitaire.

Les divisions au sein de l'opposition syrienne compliquent les négociations de paix. L'absence de cohésion parmi les groupes d'opposition et les difficultés du régime du président Bashar Al-Assad ont permis au groupe armé État islamique (EI) de s'implanter en Syrie, compliquant d'autant la tâche des diplomates.

L'enchevêtrement des liens entre les divers groupes de rebelles - appuyés par des pays occidentaux et arabes - à des groupes extrémistes associés à Al-Qaïda, dont le front Al-Nosra, complique la recherche d'une solution diplomatique. Le réseau Al-Qaïda étant considéré comme une organisation terroriste par l'ONU, il n'est pas soumis à la trêve en vigueur en Syrie.

De précédentes discussions tenues à Genève sous l'égide du médiateur de l'ONU Staffan de Mistura se sont heurtées aux intransigeances du régime Al-Assad et des oppositions de même qu'aux violations du cessez-le-feu sur le terrain.